/regional/montreal/montreal

Le courage et la passion d’un jeune survivant

Mathis Moreau a combattu deux cancers durant les premières années de sa vie. Il est un courageux survivant et ce n’est pas la pandémie qui allait l’empêcher de nourrir sa passion pour la musique. 

Le jeune homme avait 3 ans et demi quand un premier cancer de stade 4 a été diagnostiqué.

Il est toujours suivi par son oncologue au CHU Sainte-Justine. Le Dr Yvan Samson explique de quoi souffrait son jeune patient. 

«C'est une tumeur qu'on appelle une tumeur de Wilms ou un néphroblastome. C'est une tumeur du rein.»

À l’époque, l’opération et les traitements font disparaître la tumeur de 15 cm, mais un an et demi plus tard, un autre cancer est apparu sous la forme d’un nodule au poumon.

«Quand ils nous annoncent que finalement, c'est un cancer, tout le monde a tout de suite la pensée que ça va être fatal», se remémore la mère de Mathis, Caroline Léveillé. 

Nouveau combat  

Encore une fois, Mathis a eu raison de la maladie, mais l’enfant a développé un trouble anxieux.

«Je pense que ça a commencé quand j'ai eu mon premier cancer. C'est là que ça a commencé, dans le fond. J'ai toujours eu peur après ça d’avoir le cancer. Ça m'est arrivé beaucoup de fois que dès qu'il y avait un petit mal de ventre, je commençais à penser: peut-être que c'est le cancer» relate l’adolescent.

La seule chose qui le calmait à l'hôpital, c'était la musique.

«Il y avait une dame qui venait, elle jouait de la guitare pendant qu'il se faisait changer ses pansements, elle fredonnait des chansons», précise Mme Léveillé.

Pour combattre son trouble anxieux, Mathis a commencé à jouer de la batterie à 6 ans.

«Je fais de la batterie, mon instrument principal, il y a aussi le ukulélé, le clavier, la basse, la guitare et la voix», détaille-t-il. 

Album en préparation  

Passionné, le jeune homme a consacré la pandémie à composer et à partager sa musique sur les réseaux sociaux pour diminuer son stress.

«Ça fait un an que je travaille sur mon album Fifteen With A Dream". Ce sont mes dix meilleures chansons. Et ce qui est vraiment le fun: je me suis fait approcher par quelqu'un qui va m'aider vraiment avec le développement de ma carrière», se réjouit Mathis. 

«On doit se trouver quelque chose, toujours un truc auquel s'accrocher pour que ça fasse grandir notre estime. Moi, c'est la musique», appuie l’adolescent. 

Mathis mord dans la vie à un rythme accéléré et ce n'est pas la pandémie qui va l'empêcher d'atteindre ses buts.