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Québec «bashing»: un sujet peu important dans le reste du Canada

Photo d'archives Agence QMI

Les critiques et les attaques envers le Québec, qualifiées récemment par le premier ministre Justin Trudeau de «bashing», ne sont pas un sujet important pour le reste du Canada, a révélé l’Association d’études canadiennes la semaine dernière.

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Ce coup de sonde mené par Léger montre que 61 % des répondants québécois considèrent le Québec «bashing» comme un sujet d’importance. Vingt-cinq pour cent pensaient le contraire et 14 % se sont abstenus de répondre.

Dans les autres provinces, 44 % des Canadiens disaient ne pas accorder d’intérêt à cette question, contre 33 % qui trouvaient le débat important. Vingt-trois pour cent des répondants hors Québec ont aussi refusé de se prononcer sur la question.

Au mois de mars, ce sont les propos du professeur de l’Université d’Ottawa Amir Attaran qui avaient choqué les habitants de la Belle Province. Sur Twitter, celui-ci avait traité le Québec «d’Alabama du Nord» et avait qualifié le premier ministre François Legault de «suprémaciste blanc».

«En tant que Québécois, je suis toujours désolé quand des gens essayent de faire propager des déclarations-chocs pour irriter, pour avoir un peu de publicité. On va toujours être là pour défendre la liberté d’expression, mais je pense que ça va faire, le Québec "bashing"», avait réagi M. Trudeau lors d’une conférence de presse.

Au sujet de la liberté d’expression, les Québécois sont ceux au pays qui sont les plus favorables à imposer certaines restrictions. Environ 70 % des répondants de la Belle Province ont dit être en accord avec le fait qu’il y a «des limites à la liberté d’expression et on ne doit pas tolérer les critiques excessives envers qui ce soit». Seulement 25 % ont affirmé que la liberté d’expression permet toutes les formes de critiques, envers quiconque.

En moyenne au pays, 59 % des gens sondés étaient favorable à l’établissement de limites pour la liberté d’expression tandis que 33 % estimaient que la liberté d’expression ne doit pas être entravée.

Ce sondage a été mené auprès de 1 523 Canadiens du 26 au 28 mars.

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