/regional/quebec/chaudiereappalaches

Un centre de don pris pour un dépotoir à Lévis

Photo AGENCE QMI, JULIEN GARON-CARRIER

Une vidéo montrant l’accumulation désordonnée d’objets devant la Ressourcerie de Lévis, une boutique qui récolte des dons d’articles en tout genre pour les revendre à prix modique, a suscité l’indignation des internautes sur les réseaux sociaux.

Le magasin est fermé pour le congé pascal et ne peut recevoir de dons pendant cette période. Or, il semble que plusieurs citoyens ont profité de la longue fin de semaine pour effectuer leur ménage du printemps et se débarrasser de leurs objets indésirables.

«Je ne sais pas comment l’expliquer. En fait, je pense qu’il n’y a rien à dire. Je ne sais pas ce que les gens ne comprennent pas dans le fait que nous sommes fermés», a déclaré Magali Lopez, directrice générale de la Ressourcerie, dans la vidéo mise en ligne sur la page Facebook de l'organisme. Celle-ci avait été partagée près de 300 fois en milieu de journée, lundi, et a soulevé l’ire des internautes avec plus de 200 commentaires.

Photo AGENCE QMI, JULIEN GARON-CARRIER

Pas une première  

«Oui, je suis indignée! C’est la troisième fois que ça nous arrive», a renchéri Mme Lopez en entrevue avec l'Agence QMI.

Pendant le deuxième confinement, elle avait dû faire appel à la police pour enrayer le phénomène.

«On avait fait énormément de vidéos pour sensibiliser la population en janvier et en février. Les gens nous prenaient pour un dépotoir», a affirmé Magali Lopez, en admettant que la situation n’a pas beaucoup changé à l’heure actuelle.

«C’est vraiment dommage parce que ça compromet notre mission de détourner le plus de volume possible des sites d’enfouissement et de revaloriser les objets. On va devoir tout jeter parce que les articles sont détrempés», a expliqué Mme Lopez avec déception.

Lors du passage de l’Agence QMI lundi, certaines personnes étaient venues se servir à même les objets qui n’avaient pas encore été triés. Celles-ci ont admis qu’elles ne savaient s’il leur était permis ou non de prendre des articles.

Photo AGENCE QMI, JULIEN GARON-CARRIER