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Une première carcasse de béluga trouvée en 2021

Une première carcasse de béluga a été trouvée dans le fleuve Saint-Laurent à Tadoussac, sur la Côte-Nord, à la fin du mois de mars. 

Le directeur scientifique et président du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), Robert Michaud, ne se dit pas inquiet par la découverte. Ce qu’il le préoccupe davantage ce sont les constats qui sont faits lorsque les analyses sont effectuées, dit-il.

«On retrouve chaque année une quinzaine de bélugas (...) et chacun de ces bélugas-là nous raconte une histoire importante. (...) C’est pour ça que c’est si important pour nous d’aller trouver chacune des carcasses», explique M. Michaud en entrevue à LCN.

Étant donné l’emplacement géographique où l’animal s’est échoué, les experts n’ont pu récupérer la carcasse pour l’envoyer dans leur laboratoire à Saint-Hyacinthe comme ils le font normalement. Des échantillons ont donc été prélevés sur place.

«On a pu prendre des échantillons de gras, de peau, même du foie. Et ça on partage ces échantillons-là avec d’autres laboratoires, qui eux vont nous raconter une autre partie de l’histoire, combien de contaminants on retrouve chez les bélugas», précise Robert Michaud.

Dans les dernières années, de nombreux décès de baleines ont été causés par des collisions entre les bateaux de pêche et les animaux. L’empêtrement des mammifères dans les engins de pêche est aussi un problème. Or, ces situations ne sont pas problématiques pour les bélugas, raconte M. Michaud.

«Par contre, on s’inquiète de l’impact de la navigation maritime sur les bélugas, mais par le biais du bruit. (...) Comme le Saint-Laurent est un milieu relativement fermé, les bélugas sont exposés de façon assez intensive au bruit des navires», indique-t-il.

Robert Michaud mentionne que c’est davantage la pollution chimique qui pose un problème dans le cas des bélugas.