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UQAM : Vague d’appui pour l’étudiante poursuivie

L'UQAM est en pleine tempête depuis qu'une finissante, Hélène Boudreau, a publié des portraits osés d'elle-même dans un contexte académique.

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L'étudiante, qui fait face à une poursuite importante de la part de l'institution, veut dénoncer les préjugés liés aux travailleuses du sexe.

«Je voulais faire cette photo-là juste pour démontrer comme quoi j'ai réussi mes études, puis je ne suis pas juste belle, mais intelligente, et que les femmes qui travaillent dans le “sex work” peuvent avoir de multiples facettes, a expliqué Hélène Boudreau au micro de TVA Nouvelles.

L'UQAM poursuit actuellement l’étudiante et influenceuse pour 125 000 dollars. L'établissement reproche à la jeune étudiante que la photo d'elle partiellement dénudée, avec le logo de l’université, nuit à la réputation de l’établissement.

Il s'ensuit une vague de solidarité sur les réseaux sociaux. Femmes et hommes posent légèrement vêtus avec le mot-clic #papauqam.

C'est le cas de Naila, qui participe au mouvement de dénonciation.

«Alors que tout le monde se met à risque d'une poursuite de 125,000 dollars par solidarité, moi, je trouve ça beau, là», a affirmé la créatrice de contenu

Deux étudiantes de l'UQAM ont lancé ce mouvement pour soutenir Hélène Boudreau. Elles dénoncent des comportements et des stratégies qui, selon elles, visent à contrôler les corps.

«Vous voulez la liberté d'expression, mais pas pour tout le monde? On veut la liberté de faire ce qu'on veut avec son corps, mais pas pour tout le monde? Qui met la ligne?» s’est interrogée Naila.

L’avocat Jason S. Novak, qui représente Hélène Boudreau, affirme que les deux parties sont en discussion pour trouver un terrain d’entente hors cour. 

Pour cette raison, la demande d’injonction est donc reportée indéfiniment.