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27 mois pour une violente agression à l'égard de deux policières du SPVQ

Photo tirée de Facebook

Une femme qui a sauvagement et gratuitement attaqué deux policières il y a deux ans et demi alors qu’elle était armée d’un couteau de boucher a écopé, mardi, d’une peine de 27 mois de détention. 

Le 18 août 2018, au lendemain d’une arrestation pour conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool – où l’accusée a commis des voies de fait à l’encontre de policiers – Karine Larivière, 41 ans, a contacté les intervenantes d’un centre de crise à qui elle a tenu des propos suicidaires et homicidaires.    

«Elle a mentionné que si les policiers venaient la chercher, elle allait les tuer», a rappelé la juge Réna Émond dans le cadre de sa décision.  

Avisées de la situation, et ne pouvant laisser une personne en crise seule, deux agentes du Service de police de la Ville de Québec se sont présentées au domicile de l’ancien conjoint de Larivière.  

Attaque

Comme la femme ne s’y trouvait pas, d’autres recherches ont été effectuées puis, plus tard, les policières sont revenues au domicile précédemment visité.  

«Alors qu’elle inspectait une chambre, l’une des policières a vu la porte de la garde-robe s’ouvrir. L’accusée a surgit, et elle a porté un coup en direction de la gorge de l’agente avec un couteau de boucher», a relaté la juge.  

De justesse, la policière a réussi à esquiver le coup et l’accusée s’est dirigée vers la sortie où se trouvait la deuxième policière. Cette dernière a alors réussi à prendre une chaise en bois pour parer aux coups donnés par la femme en crise. Un troisième policier arrivé sur place a finalement maitriser la femme à l’aide d’un teaser gun.  

Gestes «gratuits et violents»

«Les gestes posés par l’accusée sont délibérés et gratuits. Au surplus, les voies de fait ont été perpétrées à l’égard de cinq policiers. Concernant l’attaque au couteau du 18 août, elle est acharnée et violente et semble planifiée, tel un piège tendu», a ajouté la présidente du Tribunal tout en soulignant que les conséquences pour les victimes avaient été importantes.  

«Encore aujourd’hui, les policières ont témoigné qu’il s’agissait là de l’un des cas les plus difficiles qu’elles avaient eu à gérer dans leur carrière», a-t-elle ajouté.  

Elle a également rappelé que depuis son arrestation, Larivière – qui a déjà été hospitalisée en psychiatrie et qui est connue pour un trouble de la personnalité limite sévère- avait brisé à deux reprises ses conditions de remise en liberté.  

«Il est donc clair pour le tribunal que l’accusé doive poursuivre sa réflexion en lien avec sa violence et ses gestes réactionnels et impulsifs», a conclu la juge avant de condamner la femme.