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36 mois de prison pour son ex-conjoint violent

Dans la foulée des huit féminicides, on s’est demandé à quel point les tribunaux sont sévères à l’égard des hommes violents. Mardi, au palais de justice de Saint-Jérôme, un récidiviste en la matière a été condamné à une peine globale de 36 mois de prison.

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En effet, le juge Serge Cimon n’a pas fait de cadeau à l’ex-conjoint de Nancy Boucher, une citoyenne du Grand Montréal, mère de famille, qui a fait preuve de courage en se rendant jusqu’au bout du processus judiciaire. 

Mme Boucher nous avait d’ailleurs accordé une entrevue le 8 mars dernier dans le cadre de la journée internationale des droits de la femme.

Mme Boucher a remis à TVA Nouvelles des photos qui peuvent heurter la sensibilité, mais c’est la triste réalité, ce sont des blessures que Mme Boucher provoquées par les coups donnés par son ex-conjoint avec qui elle a vécu quatre ans.  

L’accusé Jonathan Blanchet, 41 ans, a été condamné à une peine globale 36 mois de prison. Si on soustrait la période de détention préventive, il reste à Blanchet à purger 23 mois et trois semaines dans une prison provinciale.

L’accusé a plaidé coupable à neuf infractions, dont près de la moitié des chefs en matière de violence conjugale.

La victime est satisfaite du jugement et invite les femmes qui vivent des relations toxiques à aller chercher rapidement de l’aide.

Je vais pouvoir vraiment passer à autre chose, puis oublier ça et laisser ça derrière moi», a-t-elle confié.

La violence est criminelle et doit être dénoncée, a indiqué le juge Cimon dans la salle d’audience et prévient que les tribunaux se montreront encore plus sévères pour ce genre de crime.

Les victimes, elles, peuvent bénéficier du soutien des avocats de la Couronne.

«On peut considérer que c’est un message de dénonciation, de dissuasion pour leur dire : Messieurs, si vous continuez à avoir des comportements comme ceux-ci qui compromettent la sécurité des femmes, ce sont des gestes criminels qui méritent à tout le moins la prison et même le pénitencier», appuie Me Jean-Pascal Boucher de la Couronne.