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Fitzgibbon dit privilégier un actionnaire québécois pour Air Transat

Maintenant qu’Air Canada n’est plus dans le portrait, le gouvernement Legault privilégie «une solution québécoise» pour renflouer Transat, a soutenu mardi le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon. 

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«Il est clair que nous préférons une solution québécoise», a déclaré M. Fitzgibbon lors d’une conférence de presse portant sur un autre sujet.

Vendredi, Air Canada a mis fin à son projet d’acquérir Transat pour 190 millions $ en raison de la fin de non-recevoir opposée par la Commission européenne. Québec appuyait cette acquisition.

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Peu de temps après, l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau, par ailleurs PDG de Québecor, a indiqué que son offre d’achat de Transat d’une valeur similaire, déposée en décembre, était toujours valide.

Mardi, Pierre Fitzgibbon a fait savoir que l’«appétit» de Québec pour soutenir Transat allait être «modulé» en fonction des actionnaires du voyagiste.

«Plus l’actionnariat va être québécois, plus le gouvernement va être, évidemment, prêt à aider», a-t-il affirmé.

Le ministre a reconnu que les investissements dans le secteur aérien sont risqués.

«Je peux vous confirmer que si le gouvernement devient actionnaire de Transat, ça va être une détention minoritaire, a-t-il précisé. Pour moi, l’important n’est pas l’actionnariat du gouvernement, mais plutôt la structure de capital [de Transat].»

Outre M. Péladeau, les noms du transporteur albertain WestJet, détenu par la firme torontoise Onex, et du géant européen Air France KLM ont circulé comme repreneurs de Transat.

L’entreprise montréalaise a déjà révélé avoir besoin de recueillir environ 500 millions $ afin de pouvoir poursuivre ses activités jusqu’à la fin de son exercice financier, l’an prochain.

«L’attachement des Québécois est clair envers la marque, donc nous voulons aider Transat et on va regarder toutes les formes possibles», a dit M. Fitzgibbon.