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Photo de finissante osée: l’UQAM réagit au mouvement de protestation

L'UQAM a finalement brisé le silence après plusieurs jours de mobilisation en appui à l’étudiante Hélène Boudreau, poursuivie par l'institution pour avoir publié un cliché d'elle dévêtue avec son diplôme sur les réseaux sociaux.

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«En aucun cas, l'UQAM n'a souhaité ni ne souhaite proscrire la liberté d'expression, une valeur qui lui est chère. Elle ne nourrit pas non plus de préjugés à l'endroit du travail du sexe. Elle réitère le fait que les procédures judiciaires n'ont aucunement pour but d'interdire à l'étudiante de diffuser des photos intimes d'elle-même sur les réseaux sociaux ou autrement», a-t-elle indiqué par voie de communiqué mardi

Le 31 mars, les procédures judiciaires entamées contre Mme Boudreau ont donc été reportées à une date non précisée pour permettre aux parties de continuer à négocier les modalités d'une entente de principe. L'un des avocats de l'étudiante, Jason S. Nova, avait d'ailleurs confirmé lundi que des pourparlers sont toujours en cours.

La controverse s'est amorcée le 24 février lorsqu'Hélène Boudreau a publié une photo d’elle sur son compte Instagram où on peut voir, en partie, sa poitrine ainsi que le logo de l’UQAM. Elle aurait également publié des photos sur Facebook et sa page OnlyFans, accessible uniquement par abonnement et qui présente des photos et des vidéos sans censure.

L’UQAM avait d’abord demandé à trois reprises à l’étudiante de retirer ces photos, puis avait entamé des procédures judiciaires, lui demandant 125 000 $ en dommages.

Une vague de soutien à Hélène Boudreau a débuté quelques jours plus tard. Sous le mot-clic #papaUQAM, les sympathisants de Mme Boudreau publient des photos d’eux-mêmes partiellement dénudées, parfois même accompagnées de leur diplôme universitaire ou du nom de l’université. Parmi ces sympathisants, on compte entre autres l’humoriste Arnaud Soly.

L'université a souligné qu'elle n'émettra pas d'autres commentaires afin de «donner au processus de négociation en cours toutes les chances de réussite possible».