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«Star Académie» : leçon de persévérance avec Alexandre Poce

Photo Le Journal de Montréal, Martin Alarie

Être éliminé(e) à «Star Académie», c’est loin d’être la fin du monde. Parole d’Alexandre Poce, rendu tétraplégique à 16 ans à la suite d’un accident de hockey, devenu avocat et conférencier, qui projette de sauter en parachute avec Guillaume Lemay-Thivierge et de parcourir le Canada en fauteuil roulant.

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Vous l’aurez compris, c’est pour jaser persévérance et dépassement de soi qu’Alexandre Poce – qui a aussi mis sur pied une fondation et agi comme conseiller municipal de son patelin, Blainville, de 2013 à 2017 –, est passé à Waterloo, mardi, à la rencontre des jeunes étoiles de «Star Académie».

Une expérience qu’il avait déjà vécue il y a 18 ans presque jour pour jour quand, le 9 avril 2003, il était allé se livrer à de jeunes Wilfred LeBouthillier, Marie-Élaine Thibert, Annie Villeneuve et Marie-Mai, alors finalistes de la toute première édition du concours télévisé. Il en parle avec un souvenir aussi clair que si c’était hier.

Rien n’est impossible

L’essentiel du message que transmet Alexandre Poce dans ses conférences de motivation?

«Ce n’est pas parce que tu n’as pas de bras et pas de jambes que tu ne peux pas arriver à tes rêves. Peu importe ce qui arrive dans la vie, quand on croit en soi, qu’on a confiance, on peut tout accomplir. Je veux amener les gens à n’avoir aucun regret. On a toujours le choix, il y a toujours une solution, et rien n’est impossible», résume celui qui a été diplômé en droit en 1998, et qui s’affaire aujourd’hui à implanter une agence de soins à domicile.

En l’écoutant raconter son parcours pour le moins inspirant, les académiciens se sont semble-t-il ouverts spontanément à Alexandre Poce. Shayan lui a confié les émotions vives qui l’habitent avant un spectacle, et l’invité spécial s’est trouvé un point commun avec Queenie, aussi amatrice que lui de la franchise des films «Rocky».

Creux de vague

Et pourtant, en l’écoutant s’exprimer avec une assurance et un positivisme à toute épreuve, on ne croirait jamais qu’il y a tout juste quelques années, Alexandre Poce a senti sa détermination vaciller, au point de planifier de mettre fin à ses jours.

Heureusement, l’homme a pris le temps de guérir, et sa visite à «Star Académie»,qu’on verra à la télévision mercredi, constituait l’une de ses premières sorties publiques depuis son creux de vague.

«Dans les quatre dernières années, j’ai sombré dans une dépression. Le 2 mars 2016, j’ai perdu ma mère d’un cancer, et j’avais des problèmes de santé pour lesquels je ne voulais pas me faire opérer. À un moment donné, je m’étais fixé une date de fin de vie : le 2 octobre 2017, jour de mon anniversaire. J’attendais d’avoir une complication, une infection, qui m’emporterait de "l’autre bord". Après quatre ans, je n’en avais pas eu. Je me suis alors dit qu’ils ne voulaient pas de moi de "l’autre bord", ou que ma mission n’était pas finie. Je suis donc allé me faire opérer, j’ai recommencé les conférences, et je veux continuer de montrer aux gens que, quand on veut, on peut. Je ne veux pas être moralisateur, mais démontrer que la vie ne tient parfois qu’à un fil.»

Désormais, Alexandre Poce n’a plus l’intention de partir. Occupé à bâtir sa Fondation du Courage, il prévoit aussi traverser le Canada avec son fauteuil roulant en 2023, pour poursuivre l’œuvre de Terry Fox. Et lui qui a déjà vécu une fois le frisson du saut en parachute tient à récidiver, et il espère bien que Guillaume Lemay-Thivierge entendra son souhait de s’exécuter à ses côtés.

On verra Alexandre Poce dans la quotidienne de «Star Académie» mercredi, à 19 h 30, à TVA.