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«Star Académie»: princesse Annabel prête à défoncer des portes

Joel Lemay / Agence QMI

Fière, soulagée et... très fatiguée. Voilà comment se sentait Annabel Oreste après avoir été évincée de «Star Académie», dimanche. Mais la princesse de l’académie, adepte de la grasse matinée, n’aura besoin du baiser d’aucun prince pour se réveiller et poursuivre sa carrière de chanteuse ou d’animatrice. Attachez vos couronnes: ce n’est que le début pour Annabel!

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La jeune femme de 20 ans l’a répété sur tous les tons, mi-figue, mi-raisin, à sa sortie de scène, dimanche: elle était «épuisée». «Au point où je ne le réalisais pas», a-t-elle remarqué.

«Une partie de moi ne voulait pas partir, parce que mon cœur est vraiment à l’académie, mais en même temps... Ça faisait deux mois! J’en ai pleuré, des larmes, parce que je suis fatiguée!», a ajouté Annabelle, qui soutient s’être vraiment amusée pendant sa prestation de mise en danger sur «Fever», de Peggy Lee.

«Je crois que c’est l’une de mes meilleures prestations», a-t-elle glissé.

«Je peux tout faire»

D’un charisme fou, à peine son dernier salut envoyé à ses camarades de Waterloo, la candidate de Laval, s’adressait aux journalistes comme s’ils étaient de vieux amis en les appelant par leur prénom, après son dernier variété de «Star Académie».

Volubile, articulée, mature: une étoile est née, peut-on affirmer sans trop de crainte de se tromper.

Elle-même en est d’ailleurs certaine. Annabel l’a précisé à la production de «Star Académie»: comme chanteuse ou animatrice, elle compte bien défoncer des portes.

«Je veux animer, produire mes "shows". J’ai fait faire le message à Jean-Philippe Dion (producteur exécutif), que lui et moi, on va travailler ensemble à ma sortie. J’espère qu’il a un projet pour moi, parce que j’ai la personnalité et le talent pour le faire! Je peux chanter, je peux animer, je peux tout faire. Si tu veux que je me transforme en mascotte, je vais le faire...»

Annabel compte aussi peaufiner ses capacités d’auteure-compositrice après avoir écrit une chanson avec Ariane Moffatt à Waterloo, elle qui ne se disait qu’interprète auparavant.

Avant de monter dans l’autobus «Star Académie» en février, Annabel avait complété une session en art au programme Art et technologie des médias, au cégep de Jonquière, avec une «bouteille de la SAQ» comme seule compagne dans ses temps libres, blague-t-elle, pandémie oblige. Elle n’exclut pas de retourner continuer sa formation l’automne prochain, même si l’école, raconte-t-elle, a toujours été un plan B à ses yeux.

«Pour moi, l’école a toujours été vraiment difficile. Mon rêve, c’est d’apprendre sur le terrain, et c’est pour ça que je suis venue à "Star Ac".»

Une lève-tard et son diadème

Le corps professoral a souvent souligné combien Annabel s’est améliorée au fil de son parcours à «Star Académie». Plus ouverte aux autres, plus lumineuse: les commentaires positifs à son endroit ont été nombreux.

«Je ne sais pas si je me suis aperçue de mon évolution, mais je sais que j’ai appris beaucoup de choses. J’ai ajouté dans mon sac des apprentissages, des mots, des citations de Lara ou de Gregory. Je suis une meilleure humaine. Je suis plus travailleuse; je sais que je peux faire 16 heures d’affilée à travailler, sans dormir (rires). Donc, ne m’appelez pas paresseuse! Je sais désormais c’est quoi, travailler pour son rêve.»

Oui, elle gardera son diadème comme signe distinctif dans la suite de sa carrière.

«Je porte une couronne si je veux en porter une. Kate Middleton, en Angleterre, ne porte pas toujours une couronne! Et tout le monde l’appelle princesse Kate. Comme princesse Diana. Et moi, je suis princesse Annabel du Canada! Le Canada n’a pas de famille royale, mais il a une princesse, et c’est moi!»

Enfin, un mot sur la réputation de lève-tard d’Annabel, devenue un «running gag» dans la quotidienne de «Star Académie», où on la voyait fréquemment sortir de son lit la dernière, de peine et de misère.

Non, l’avenir n’appartient pas qu’à ceux qui se lèvent tôt. Notre belle au bois dormant en est la preuve.

«L’avenir appartient aussi à ceux qui se lèvent en après-midi, et dont la journée est productive après!»