/news/coronavirus

Des «avantages substantiels» à l'intervalle de 4 mois entre les doses de vaccin

Le Comité consultatif national sur l’immunisation (CCNI) réitère son appui à la stratégie de vaccination adoptée par Québec, soit l’extension à un maximum de 4 mois entre l’administration de la première et de la deuxième dose de vaccin contre la COVID-19.

• À lire aussi: Québec étend sa campagne à de nouveaux groupes prioritaires

• À lire aussi: La vaccination offerte aux 55 ans et plus au Saguenay

• À lire aussi: 13 900 doses d’AstraZeneca disponibles en «sans rendez-vous» à Québec

Cette approche présente des «avantages substantiels» pour la population, car la protection offerte par une première dose est déjà importante, a souligné mercredi la Dre Caroline Quach, présidente du CCNI.

«La nature de la recommandation n’a pas changé», a précisé l’experte, mais elle est maintenant soutenue par des données probantes après une étude exhaustive de la littérature scientifique.

Compte tenu de la disponibilité des vaccins et de leur livraison graduelle au pays, l’élargissement de l’intervalle entre les deux doses est une stratégie qui permettra de limiter le plus efficacement la contamination du virus.

Autrement dit, plus il y a de gens vaccinés dans une communauté, plus les risques de transmission sont faibles.

Une recommandation en ce sens avait déjà été publiée par le CCNI le 3 mars dernier.

Au Canada, c’est un peu plus de 15 % de la population qui a reçu au moins une dose. Le nombre de gens ayant reçu deux doses est bien plus faible, se situant aux alentours de 3%.

Un message bien reçu par les experts   

Le Conseil des médecins hygiénistes en chef, qui regroupe notamment les chefs de la santé publique de chaque province ainsi que celle du Canada et des Premières nations, ont accueilli favorablement et «appuie» cette nouvelle recommandation du CCNI.

«Le fait d'avoir autant de personnes admissibles que possible qui reçoivent une première dose efficace signifie que nous pouvons fournir un niveau de protection très élevé plus rapidement à un plus grand nombre de personnes, sauvant ainsi des vies et réduisant le nombre de cas de maladie. Cette première dose critique entraînera une réduction de la transmission dans la communauté et protégera ceux qui ne développent pas individuellement une réponse forte», ont-ils écrit dans un communiqué conjoint transmis mercredi.

Ceux-ci ont soutenu que le rythme actuel de la vaccination ne permettait pas un relâchement, et que les gouvernements devraient plutôt favoriser le maintien de mesures sanitaires strictes en attendant qu’une masse critique de la population ne soit vaccinée avec au moins une dose.