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La grève «de courte durée» des profs contestée devant les tribunaux

Bloc école

Photo d'archives

Les centres de services scolaires contestent devant les tribunaux la grève «de courte durée» des enseignants prévue le 14 avril.

Une demande d’injonction a été déposée mardi à la Cour supérieure, peut-on lire dans un courriel envoyé par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) aux 65 000 enseignants qu’elle représente dans une majorité d’écoles québécoises. 

La Fédération a annoncé la semaine dernière qu'une grève «de courte durée» se déroulerait entre minuit et 9h30 le 14 avril, afin de «perturber l’administration scolaire» tout en minimisant les impacts pour les élèves. 

Cette courte grève vise les écoles de 58 centres de services scolaires de la province. Les enseignants du réseau anglophone emboîteront aussi le pas.  

«À l’évidence, notre stratégie visant l’employeur sans nuire à la réussite des élèves dérange. Selon les prétentions de la partie patronale, le dérangement administratif provoqué par les grèves de courte durée serait abusif», peut-on lire. 

Selon la Fédération, les centres de services scolaires ne contestent pas la légalité de cette grève, mais plutôt son «impact administratif important».

«Nous sommes forcés de constater que les CSS et les CS auraient préféré que nous privions les élèves d’une journée de classe, plutôt que d’être forcés à réorganiser leurs services le temps d’une journée», ajoute la Fédération. 

D’autres moyens de pression, comme la prolongation des récréations, ont aussi été contestés devant les tribunaux au cours des dernières années. 

Il n’a pas encore été possible d’obtenir les commentaires de la Fédération des centres de services scolaires du Québec à ce sujet.