/news/coronavirus

Masques contenant du graphène : une demande d'action collective a été déposée

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Le cabinet d’avocats Groupe de Droit des Consommateurs a déposé au nom d’un citoyen une demande d’action collective contre l’entreprise Métallifer, de Lévis, au nom de tous les Québécois qui ont porté un masque facial contenant du graphène, un produit potentiellement toxique.

• À lire aussi: Québec doit interdire l'ouverture des écoles incapables de fournir des masques adéquats, croit la CSQ

• À lire aussi: Des inquiétudes face au retour à temps plein des élèves du secondaire

• À lire aussi: Des masques non conformes envoyés dans des garderies et des écoles

Le plaignant, J. N. Poirier, soutient que son fils, un élève de l’École secondaire Val-Mauricie, à Shawinigan, a commencé à souffrir de différents symptômes quelques jours après avoir porté un masque contenant du graphène fourni par l’établissement scolaire. Le jeune homme de 13 ans aurait notamment ressenti des démangeaisons à la gorge, un inconfort à respirer et une irritation dans les zones où la peau était en contact direct avec le masque. 

«Les masques en graphène ont été faussement présentés comme sûrs pour les humains, malgré de nombreuses connaissances contraires», peut-on lire dans le libellé de la poursuite déposée par le Groupe de Droit des Consommateurs qui se dit «troublé» du fait que ces masques aient été distribués dans les écoles et les établissements de soins de santé. 

Produit retiré 

Selon une analyse scientifique préliminaire menée par Santé Canada, les masques contenant du graphène, un nouveau matériau constitué de minuscules particules de carbone, présentent des risques pour la santé, car ces nanoparticules pourraient être inhalées par leurs utilisateurs. 

«L’inhalation de particules de graphène pourrait causer une toxicité pulmonaire précoce chez les animaux. On ne connaît pas encore le risque pour la santé des humains», a indiqué le ministère fédéral qui a préféré jouer de prudence en retirant le produit du marché tant qu’il n’aura pas effectué une analyse scientifique approfondie et établi la sécurité de ces masques. 

Rappelons que, le 26 mars dernier, trois ministères du gouvernement du Québec ont envoyé une directive indiquant que les masques contenant du graphène pouvaient être dangereux pour les poumons, car pouvant contenir une matière potentiellement toxique. Le lendemain, l’entreprise Métallifer annonçait qu’elle mettait «fin à la vente et distribution de certains masques jetables [...] à la suite d’un avis récent de Santé Canada», ajoutant qu’elle avait «respecté les normes et standards en vigueur à ce jour». 

Ces masques sont reconnaissables par leurs couleurs grise et bleue. Ils comprennent entre autres ceux portant le code SNN200642 qui sont fabriqués en Chine et qui étaient distribués par Métallifer. 

La demande d’action collective a été déposée mardi devant la Cour supérieure du Québec, à Montréal.