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Une élue pro-Trump controversée lève 3,2 millions de dollars au premier trimestre

Elle avait été sanctionnée peu après son arrivée au Congrès américain, en janvier, pour avoir propagé des théories complotistes, mais cela n'a pas empêché l'élue républicaine pro-Trump Marjorie Taylor Greene de récolter un montant impressionnant, 3,2 millions de dollars, au premier trimestre.

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«Je suis honorée, folle de joie et tellement heureuse», a-t-elle déclaré mercredi en révélant ce résultat, enregistré pendant ses trois premiers mois au Congrès, lorsqu'elle est devenue, selon elle, «le parlementaire nouvellement arrivé au Congrès le plus attaqué de l'histoire».

Élue en novembre dans une circonscription conservatrice de l'État de la Géorgie, Marjorie Taylor Greene siège depuis janvier à la Chambre des représentants, où elle est déjà plus célèbre que de nombreux élus arrivés bien plus tôt.

Entre janvier et mars, plus de 100 000 personnes venant des 50 États américains ont versé des fonds pour sa campagne de réélection, en novembre 2022, selon un communiqué.

Par comparaison, la jeune élue démocrate ultra-médiatique Alexandria Ocasio-Cortez avait levé 726 000 dollars lors de son premier trimestre à la Chambre, début 2019. Un montant alors jugé important.

AFP

Grande partisane de Donald Trump, Marjorie Taylor Greene affirme encore, sans fondement, que le milliardaire républicain a remporté l'élection présidentielle de novembre contre Joe Biden.

Et elle l'avait farouchement défendu lors de sa deuxième procédure de destitution, lorsque le magnat de l'immobilier était accusé d'avoir incité à la violence lors de l'assaut meurtrier du Capitole.

«J'ai défendu mes positions et je n'ai jamais vacillé dans mes convictions en faveur des politiques de l'Amérique d'abord, et pour placer le peuple avant les politiciens! Et je ne reculerai jamais», a écrit l'élue de Géorgie mercredi. «D'ailleurs, je ne fais que commencer.»

Contre l'avortement, pour le droit de porter des armes, ses positions «sont exactement ce que la base du parti républicain veut voir chez ses élus au Congrès», a renchéri son équipe de presse dans un communiqué.

La Chambre des représentants l'avait sanctionnée début février pour avoir propagé des théories du complot, en l'évinçant de son siège au sein de deux commissions.

Lors du vote, 11 républicains avaient rejoint plus de 200 démocrates contre elle. Ils dénonçaient notamment son soutien passé aux thèses de la mouvance complotiste QAnon.

Elle avait présenté des excuses partielles le lendemain, tout en déplorant la «grande trahison» des 11 élus de son parti.