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Éclosion de COVID-19 à la base militaire de Valcartier

Guy Martel/Agence QMI

La base militaire de Valcartier, située dans la région de la Capitale-Nationale, est en proie à une éclosion de COVID-19, a confirmé le ministère de la Défense à l’Agence QMI.

Une seconde base militaire à l’autre bout du pays, celle d’Esquimalt, en Colombie-Britannique, est aussi aux prises avec une éclosion de COVID-19.

Le ministère refuse de partager le nombre de cas spécifiques liés à chacune des bases, et ne veut pas expliquer l’origine de ces éclosions.

Cependant, le dernier décompte des cas publiés hebdomadairement par les Forces armées canadiennes (FAC) rapportait 102 cas actifs chez ses membres en date du 5 avril, la journée du lundi saint.

Or, le décompte publié par les FAC le 29 mars, soit le lundi précédent, ne rapportait que 29 cas actifs. Il s’agit d’un bond de 73 cas en une semaine.

Depuis le début de la pandémie, les FAC ont relevé plus de 1271 cas positifs à la COVID-19 chez les militaires.

«Les chaines de commandement respectives suivent de près la propagation de la COVID 19 au sein des différentes unités et formations à la Base Valcartier. Les membres concernés par de possibles cas de COVID dans leur entourage sont informés et nous conduisons une recherche de contacts pour limiter les chances de propagation», a souligné la capitaine Valérie Harvey.

Celle-ci précise que les impacts sur les activités des FAC sont faibles. «Nous devons poursuivre certains entraînements essentiels pour le déploiement de nos troupes, mais l’entraînement physique sur la base reste pour des besoins essentiels», a-t-elle expliqué.

La région de la Capitale-Nationale, au Québec, est actuellement une des zones qui présente les taux de contagion les plus élevés au pays.

À elle seule, la ville de Québec a relevé 436 nouveaux cas jeudi, pour un taux de positivité aux tests de dépistage frôlant les 8 %.

«Depuis le début de la pandémie de COVID-19, le dépistage chez le personnel des FAC est effectué par les Services de santé des Forces canadiennes (Svc S FC) en collaboration avec des organismes de santé provinciaux et territoriaux. Les FAC travaillent en étroite collaboration avec la Direction de la santé publique du Québec tant sur l’échange d’information appropriée que sur la gestion globale de l’éclosion», a noté la capitaine Harvey.

- avec les informations de Sarah Daoust-Braun