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Entrevue avec Denis Coderre : «Je me suis ennuyé de vous, M. Poirier!»

Apostrophé par notre journaliste Yves Poirier alors qu’il tentait de se procurer un coupon pour recevoir le vaccin AstraZeneca au Palais des Congrès de Montréal, l’ex-maire de Montréal, Denis Coderre a pris quelques minutes pour répondre aux questions de notre journaliste habitué à la politique municipale. 

Q: Vous êtes candidat à la mairie, j’imagine que ça va amener un peu de piquant à la campagne?

R: Le seul piquant que je vais avoir, c’est l’aiguille dans le bras! Aujourd’hui, le message que l’on doit envoyer c’est qu’il faut être responsable. Je remercie le gouvernement d’avoir posé ce geste-là. L’AstraZeneca, je pense est un vaccin aussi bon que les autres. 

Q: Vous n’avez pas peur? On craignait que plusieurs centaines de personnes ne se présentent pas pour recevoir ce vaccin [en raison de certains doutes].

R: Non. L’important, si on veut s’immuniser collectivement, j’invite tous les 55 ans et plus à faire comme moi (j’ai 57 ans) de venir se faire vacciner. Plus on va se faire vacciner, plus le retour à la normale va venir. Moi j’étais, vous le savez ambassadeur de la Fondation de l’Hôpital général juif, je travaille avec le Dr Karl Weiss. J’ai vu en première ligne les professionnels de la santé faire un travail extraordinaire, mais cette vaccination-là elle est nécessaire. J’invite tout le monde à venir. 

Q: Vous êtes le chef d’Ensemble Montréal, cette formation politique qui forme l’opposition à l’hôtel de ville. Je vous ai vu sur Twitter dire que vous vouliez une ville unie inclusive. Valérie Plante, elle n’a pas tendance à unir la population montréalaise?

R: Moi ce que je vais faire c’est une campagne pour Montréal, pas contre Valérie Plante. Ce que je constate, c’est qu’avec l’administration actuelle, la ville n’a jamais été aussi divisée. Je veux avec notre équipe mettre en place un Montréal pour tous les Montréalais. Nous avions à l’époque le ‘’vivre ensemble’’ un élément essentiel.

Q: Mais vous aviez fait de la division dans votre ancienne formation politique aux derniers jours de campagne.

R: On ne reviendra pas là-dessus, vous le savez que je n’étais pas bien non plus. Il y avait des réalités physique et mentale de mon côté. On a perdu, le résultat est clair et quatre ans plus tard, j’ai retrouvé la santé et j’ai une équipe formidable. 

Q: Êtes-vous venu en métro?

R: Non je suis venu à pied. 

Q: Pour le métro, Valérie Plante vous a lancé une petite flèche il y a quelques jours en disant que votre programme ressemblait à sa ligne rose. 

R: Ah, monsieur Poirier je me suis ennuyé de vous! La mobilité n’est pas le monopole d’un individu ou d’un parti, ça appartient à tout le monde. À l’époque on a joué un rôle important pour le REM, on a travaillé sur le SRB, on a créé l’ARTM avec le gouvernant. Il y a des gestes qu’on a posés en termes de mobilité. Toute la question de la ligne bleue. Ce n’est pas une question de tracé, c’est une question de dire comment augmenter la densité parce que les gens doivent revenir à Montréal, leur donner une qualité de vie. Montréal doit redevenir cette métropole avec des quartiers vibrants et unis. 

Q: Vu qu’on parle de vaccination... vous avez lâché un petit coup de fil au ministre Dubé parce qu’il y avait des problèmes avec la vaccination il y a quelques semaines. 

R: Non pas du tout. J’ai passé des messages tant à certains médias qu’au ministère et au bureau du ministre, parce que le site internet ne fonctionnait pas. On n’a pas besoin d’un système comme ça, de demander des faveurs. Mon père a 90 ans, ma mère a 83 ans. Ils voulaient se faire vacciner. Il n’y a pas eu de système de faveur. Moi je l’ai fait pour tout le monde. 

***Voyez son entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus. ****

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