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Les syndiqués de la STM mécontents de ne pas pouvoir se faire vacciner

Les employés et les constables de la Société de transport de Montréal (STM) ont dénoncé fermement jeudi la décision du gouvernement de les exclure de la liste des travailleurs essentiels en vue du processus de vaccination, qui commence lundi prochain.

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«C'est inacceptable», a laissé tomber d'entrée de jeu le président du Syndicat des employés de transport de la STM-CSN, Gleason Frenette, par communiqué jeudi.

«Bien des gens parmi les employés de soutien sont en contact direct avec la clientèle, comme les préposés en station qui s'occupent de la désinfection des lieux, entre autres», a-t-il expliqué.

«Nous assurons la sécurité dans le métro et nous sommes appelés à intervenir auprès de la clientèle et de tous les autres employés en cas d'incident. Il est absolument essentiel pour nous de recevoir ce vaccin dès maintenant», a indiqué pour sa part Kevin Grenier, président de la Fraternité des constables et agents de la paix de la STM-CSN.

«S'il y a des éclosions chez les chauffeurs d'autobus, toutes les personnes qui comptent sur le service des transporteurs publics vont en payer le prix. Nous avons besoin du transport en commun pour déplacer nos travailleurs des services de santé et de l'éducation, notamment», a insisté Marc Ranger, directeur québécois du SCFP, qui représente 8650 membres dans le transport terrestre au Québec.

D’ailleurs, le nombre d'interventions des constables avec la clientèle a augmenté malgré la pandémie, s'élevant à 31 000 interventions en 2020 comparativement à 26 000 en 2019. En tout et pour tout, la STM recense à ce jour 600 cas d'infection liés à la COVID-19. Une clinique de dépistage mobile a même été installée jeudi au centre de transport Anjou, car une éclosion du variant y est active.

Au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), on abonde dans le même sens en réclamant l’administration du vaccin aux chauffeurs d’autobus.

«S'il y a des éclosions chez les chauffeurs d'autobus, toutes les personnes qui comptent sur le service des transporteurs publics vont en payer le prix. Nous avons besoin du transport en commun pour déplacer nos travailleurs des services de santé et de l'éducation, notamment. C'est pour cette raison exactement que nous croyons que les chauffeurs devraient être désignés "essentiels" et [...] vaccinés le plus vite possible», a dit Marc Ranger, directeur québécois du SCFP.

Les chauffeurs d’autobus scolaires également inquiets

Évoluant pourtant dans le milieu des écoles, les conductrices et les conducteurs de véhicules scolaires ne font pas partie de la liste des travailleurs essentiels qui recevront prioritairement le vaccin contre la COVID-19 dans les prochaines semaines.

«C'est un non-sens qu'ils soient exclus de cette catégorie à l'heure actuelle. C'est même insultant», a déclaré Stephen P. Gauley, président du secteur du transport scolaire de la FEESP-CSN, qui représente plus de 3000 conductrices et conducteurs de véhicules scolaires.

Jean-Pierre Bourgault, vice-président trésorier de la FEESP-CSN, rappelle que cette exclusion des conductrices et des conducteurs d'autobus scolaires de la liste des travailleurs essentiels qui recevront prioritairement le vaccin pourrait aggraver la pénurie de main-d'œuvre qui sévissait déjà dans ce secteur.

«Le gouvernement Legault répète constamment que les enfants doivent pouvoir continuer d'aller à l'école. Mais la pénurie de main-d'œuvre qui frappe déjà le secteur compromettra le service de transport scolaire si des conductrices et conducteurs doivent s'absenter en raison d'une contamination, car à beaucoup d'endroits, il n'y a pas de remplaçants », a-t-il observé.

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