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Les syndiqués du ministère des Transports au Saguenay s'impatientent

Des syndiqués du ministère des Transports (MTQ) ont manifesté à Chicoutimi, jeudi matin, exigeant l’ouverture des négociations avec Québec pour un nouveau contrat de travail.

Ils étaient une dizaine à se rassembler devant le centre de service situé sur la rue Bersimis, en matinée, avant leur journée de travail.

Il y a en tout 350 ouvriers du MTQ au Saguenay-Lac-Saint-Jean, affiliés au Syndicat de la Fonction publique du Québec (SFPQ). Ils s'occupent de l'entretien du réseau routier, de la machinerie du ministère et s’assurent de la sécurité.

Ces travailleurs sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020. Ils affirment que les négociations piétinent parce que les offres patronales déposées la semaine dernière sont sensiblement les mêmes que celles présentées par le gouvernement il y a plus d'un an.

Leur syndicat a donc demandé à Québec de commencer à négocier véritablement.

«C'est de retourner à la table de négociation et de négocier de bonne foi, a indiqué à TVA Nouvelles le président régional du SFPQ, Jimmy Tremblay. La raison du gouvernement, c'est la pandémie et la vaccination. La pandémie a le dos large.»

La principale demande des syndiqués est un rattrapage dans leurs conditions de travail. Ils évaluent qu'elles sont 30% inférieures à celles des travailleurs du même groupe dans les municipalités, au gouvernement fédéral et dans les autres provinces canadiennes.

«Cette situation ne permet pas d'embaucher de nouveaux ouvriers et la rétention des travailleurs est difficile, a expliqué M. Tremblay. Ils s'en vont travailler ailleurs dans d'autres organisations.»

L'offre de Québec qui est sur la table leur accorde une hausse salariale de 5% sur trois ans, avec une possibilité d'ajouter 1% si l'indice des prix à la consommation (IPC) augmente de façon importante.

Le syndicat réclame plutôt d'avoir 2% par année, minimum. Les ouvriers voudraient également avoir une majoration plus élevée dans la première année afin de réduire l'écart avec les travailleurs de leur groupe.

«3 à 4 % d'augmentation la première année pour essayer vraiment de rattraper le retard, a ajouté Jimmy Tremblay. Mais avec la pandémie, il y a eu de petites négociations accélérées, mais ça n'a rien donné.»

Pour l'instant, les syndiqués cotisent à un fonds de mobilisation, mais le syndicat n'écarte pas la possibilité, si la situation n'a pas évolué à l'automne, de réunir ses membres pour élaborer des moyens de pression. Un vote sur des journées de grève pourrait aussi être tenu.