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Les vélos électriques gagnent en popularité

Pour une deuxième année de suite, les vendeurs et les amateurs de vélos sont aux prises avec des problèmes majeurs d'inventaire.

Alors que les vélos se font de plus en plus rares, la situation profite aux vélos électriques qui connaissent un essor fulgurant.

Parmi les adeptes, il y a le cycliste d’expérience, l’animateur Gilles Proulx, qui a rapidement adopté cette technologie.

C’est pour lui une solution de rechange «merveilleuse de maintenir un exercice».

«On le met sur l'électricité, puis moi, je pédale constamment à la normale pour maintenir un peu d'exercice cardiaque. Mais quand il arrive des grands vents (...) ou une pente, je tourne la poignée. (...) Et là, j'ai une autonomie d'à peu près 40 kilomètres», explique M. Proulx.

Chez Velec, entreprise pionnière de l’industrie, on connaît une autre année record en termes de ventes.

«En fait, et sans prétention, mais l'année passée, on avait doublé les ventes. On prévoyait une augmentation importante, mais on a encore doublé cette année», dit le PDG Michel Leblanc.

L’inventaire de l’entreprise qui fournit des vélos à environ 350 détaillants au Canada est pratiquement déjà tout vendu alors que le printemps s’installe à peine. 

M. Leblanc recommande donc aux amateurs de réserver rapidement s’ils ont l’intention de faire l’acquisition d’un vélo.

«Un bon conseil si jamais vous avez l'intention de vous procurer un vélo, s'il vous plaît, allez le réserver maintenant parce que les détaillants débordent de commandes actuellement. Et les vélos électriques, on va en manquer prochainement», lance-t-il.

Michel Leblanc estime que son chiffre d’affaires augmentera de 50 à 60%.

Gilles Proulx n’est pas du tout surpris de l’ampleur du phénomène.

«Ça ne me surprend pas parce que, évidemment, la COVID a amené le monde à l'intérieur. On limite les activités et on pense à la santé et au plein air. Et je suis content de voir qu'il y a cette explosion au Québec», raconte-t-il.

Mais il faudra s’armer de patience si l’on a l’intention de se procure un vélo électrique. Michel Leblanc est d’avis que la pandémie a projeté l’industrie en avant de trois ou quatre années. 

«Les gens qui étaient pris à la maison, qui ne pouvaient pas sortir à cause de tout ce qui pouvait se passer, se promener en vélo et aller faire des trucs en famille (...) ç'a poussé le vélo électrique d'une façon importante», explique-t-il.

Ce faisant, les délais de production ont quadruplé. Il prend maintenant de 12 à 14 mois pour fabriquer un vélo alors que le délai était plutôt de trois mois avant l’engouement.