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Récolte fructueuse pour les crevettiers de la Côte-Nord

La pêche est bonne pour les 2 seuls crevettiers du Québec qui ont pris le large il y a un peu plus d’une semaine. Puisque les usines de transformation de la Gaspésie ne sont pas en service, tous les débarquements se font actuellement sur la Côte-Nord, à Sept-Îles.

Ces crevettes sont destinées aux marchés locaux et aux poissonneries du Québec. Le capitaine du Yohan Mirja, Roberto Desbois qui prévoit capturer 900 000 livres de ce crustacé cette année est satisfait du début de la saison.

«À la première journée, on a frappé la crevette en partant. On a pris 10 000 livres la première nuit. En peu de temps. La ressource était là, c'était très bon» a-t-il indiqué.

Sur le Mérou, un autre crevettier, les débarquements se succèdent.

Après quelques jours de météo difficile, la saison a réellement pris son envol.

«Les premières journées, il ne faisait pas beau. C’était moins bon. Mais depuis les dernières journées, il y a de bons indices. La pêche est excellente», a partagé le capitaine Jean-Pierre Élément.

Ces 2 capitaines de bateaux de pêche aux crevettes sont les seuls des 40 détendeurs de permis au Québec qui ont pu sortir en mer actuellement.

Le prix offert aux pêcheurs qui avait fortement diminué l’an dernier n’a pas encore été fixé.

Une rencontre de négociation aura lieu le 1er avril.

«La question des prix, c’est quelque chose qu’on va discuter directement les transformateurs», a mentionné Patrice Élément, directeur de l'Office des pêcheurs de crevette du Québec. «Mais on pense que les conditions du marché sont un peu meilleures cette année.»

Patrice Élément s’attend à une augmentation des prix cette année. Le début tardif de la saison de pêche pour une deuxième année consécutive ne devrait pas entraîner trop d’inconvénients.

«Avec les taux de capture qu’on a connus l’an passé, un début de saison qui serait retardé d’un mois, au début mai, ne serait quand même pas dramatique», a-t-il ajouté.

17 000 tonnes de crevettes devraient être pêchées cette année dans le St-Laurent.

Après des années de baisse, une stabilisation de la ressource a récemment été observée.

Les stocks de crevettes sont notamment affectés par le réchauffement des eaux et une abondance de sébaste, un prédateur.