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«Star Académie»: Jonathan Roy regarde droit devant

PHOTO COURTOISIE/Kevin Millet

Jonathan Roy lançait, il y a un an, l’extrait «Keeping Me Alive», morceau écrit dans une période de remise en question, qui a finalement constitué son tremplin pour rebondir vers la sérénité. Plus de 50 millions d’écoutes plus tard sur YouTube, le chanteur a l’assurance d’être sur la bonne voie. 

À un mois de la sortie de son nouveau EP intitulé «My Lullaby», l’auteur-compositeur-interprète offrira un aperçu (les pièces «Keeping Me Alive» et «Lost») de sa récente fournée à «Star Académie», dimanche. 

Jonathan Roy se dit fier d’avoir l’opportunité de partager la scène avec de jeunes talents qui vibrent autant que lui pour la musique, lui qui a traversé beaucoup de hauts et de bas depuis 2009, année où il a choisi de se consacrer à la chanson à temps plein. 

Authenticité

Jonathan raconte candidement avoir été «dropé» par le géant Warner, qui l’avait pris sous son aile au milieu des années 2010. C’est sous cette étiquette, épaulé par le parrainage de Corey Hart (avec qui il ne collabore plus) qu’il avait proposé en 2017 l’album «Mr. Optimist Blues», incluant le succès radio «Daniella Denmark». Roy ambitionnait alors de conquérir le Canada anglais, puis de percer le marché américain. 

Aujourd’hui, à 32 ans, on le sent plus détendu. Peut-être moins gourmand, mais davantage reconnaissant et connecté à sa passion. Son quotidien sur une fermette dans les Laurentides, avec sa compagne, n’est sans doute pas étranger à sa quiétude. 

«Faire de la musique, "triper", faire ce que j’aime», répond-il lorsqu’on s’enquiert des objectifs qu’il caresse avec la nouvelle compagnie de production qu’il a mise sur pied et qui porte son nom. 

«J’ai appris beaucoup de choses, mentionne-t-il. On pourrait en faire une entrevue de deux ou trois heures au téléphone! J’ai été chanceux de travailler avec du monde extraordinaire, tout au long de ma carrière. Je pense à Félix Gray et Corey Hart, entre autres. J’ai appris que c’est important d’être soi-même, d’autre authentique, de faire ce qu’on aime, de ne jamais aller contre nos valeurs et ce qu’on croit. Faire de la musique, c’est un métier incroyable. Il faut foncer et s’amuser.» 

PHOTO COURTOISIE/Kevin Millet

Rester simple

Le nouveau EP que Jonathan Roy s’apprête à dévoiler, en mai, sera le cinquième opus de sa discographie. Il en résume l’esprit de quelques mots en anglais: «A Little Bit Dark, a Lot of Hope» («Un peu sombre, beaucoup d'espoir»). 

«Je l’ai écrit dans une période assez difficile dans ma vie, et ça m’a allumé. Cette période m’a montré à quel point la musique me rend heureux. Je me suis demandé si je devais continuer ou arrêter, et quand j’ai écrit "Keeping Me Alive", tout a déboulé. J’ai compris que je devais arrêter de me créer des attentes et de courir après les étoiles, pour plutôt regarder ce qui est devant moi, dans le moment présent. Arrêter de rêver, juste m’amuser, garder les choses simples...», dépeint Jonathan.  

  • On verra Jonathan Roy au variété de «Star Académie» dimanche, à 19 h, à TVA.