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Accord à l'amiable entre Nike et le créateur des «chaussures sataniques»

Capture d'écran

La société new-yorkaise qui avait créé des «chaussures sataniques» controversées en partenariat avec le rappeur américain Lil Nas X a accepté de les rappeler et d’offrir un remboursement à leurs acquéreurs, dans le cadre d’un règlement à l’amiable avec l’équipementier Nike.

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Le modèle, mis en vente par MSCHF, est initialement une chaussure Air Max 97 fabriquée par Nike, à laquelle ont été ajoutés quelques signes distinctifs rappelant le diable, notamment un pentagramme (étoile inversée à cinq branches), parfois considéré comme un symbole satanique. Une goutte de sang humain a aussi été injectée dans la semelle, selon l’entreprise.

Nike avait attaqué MSCHF, l’accusant de contrefaçon et de dilution de la marque, et affirmant que des appels au boycottage de l’équipementier avaient été lancés.

«Nous avons accepté de régler le différend à l’amiable», a indiqué la société MSCHF dans un message envoyé vendredi à ses clients, vu par l’AFP. «Dans le cadre de ce règlement, Nike nous a demandé, et nous avons accepté, d’initier un rappel des "Satan Shoes" et des "Jesus Shoes" pour les retirer de la circulation».

La société de Brooklyn, qui se présente comme un collectif artistique, ajoute être prête à rembourser entièrement les acquéreurs de tous les exemplaires de ces deux séries limitées, s’ils en font la demande avant le 21 avril, tout en indiquant qu’ils sont «en droit» de ne pas renvoyer lesdites chaussures. 

Contacté par l’AFP, Nike a confirmé qu’un accord à l’amiable avait été trouvé, prévoyant «un rappel volontaire» des chaussures par MSCHF. «Les deux parties sont contentes de pouvoir résoudre leur différend», a ajouté l’équipementier.

La mise en vente en ligne, le 29 mars, de ces chaussures sataniques – pour 1018$ la paire – avait fait polémique. Elles étaient le fruit d’un partenariat avec le rappeur américain Lil Nas X, rendu célèbre par sa chanson «Old Town Road», dont le remix a survolé le printemps et l’été 2019.

Certains, telle la gouverneure républicaine du Dakota du Sud, avaient jugé décadentes ces chaussures noires.

MSCHF, spécialisé dans les séries limitées, avait rétorqué que ses chaussures étaient «des œuvres d’art» destinées à des collectionneurs, protégées à ce titre par le premier amendement de la Constitution américaine, dans la lignée d’une autre série limitée, «Jesus Shoes», introduite en octobre 2019 et dont les semelles contenaient de l’eau bénite, à laquelle Nike ne s’était alors pas opposé.

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