/regional/saguenay

Crainte d’une hausse du nombre de plaisanciers sur le lac Kénogami

À l'approche de la saison estivale, l'Association pour la protection du lac Kénogami s’inquiète d’une possible hausse du nombre de plaisanciers, comme l’été dernier alors que le lac a connu un achalandage très important.

«On s'attend [encore] à un gros été! Quand on sait qu'il n'y a plus de sea-doo au Québec... tous les bateaux sont vendus», affirme Michel Bergeron, riverain et président de l'Association pour la protection du lac Kénogami. «L'été dernier, ça ressemblait au triple et au quadruple de ce qu'on avait déjà vu. Il y a des journées où ce n'était pratiquement pas navigable», ajoute-t-il.

L'organisme demande à la Ville d'intervenir afin de mieux contrôler le trafic des embarcations sur ce lac, qui est l'une des principales sources d'approvisionnement en eau potable à Saguenay.

L'Association souhaite que Saguenay revoie et modifie sa règlementation concernant la location de quais résidentiels.

«On sait qu'il y a des quais de particulier qui ont une dizaine d'embarcations. Ils louent ça minimum 400-500 $ par saison. Faites le calcul, si vous en avez 10, ça fait 5000 $», constate M. Bergeron, ajoutant que la règlementation actuelle est très floue.

L'Association propose à la Ville d'imposer un maximum d'embarcations par quai, ce qui permettrait de garder un certain contrôle et d'éviter l'exagération.

«Par exemple, on a pensé à trois embarcations par quai, ce qu'on trouvait assez raisonnable.»

La Ville de Saguenay a mandaté son service de l'urbanisme pour tenter de trouver une solution.

«Présentement, le mandat a été donné à nos services de faire la vérification et la révision de la réglementation. Je pense qu'un nombre maximal d'embarcations par quai pourrait être une solution», affirme le conseiller municipal du secteur, Jimmy Bouchard.

L'Association pour la protection du lac Kénogami réclame également plus de surveillance policière cet été. On aimerait que les policiers effectuent des contrôles directement aux débarcadères afin de vérifier, par exemple, la conformité des bateaux, leur provenance, les fosses septiques, les permis de navigation.

«On a perdu le contrôle [du lac Kénogami]. Par contre, je pense que la Ville de Saguenay commence à s'en rendre compte et de plus en plus, il y a du travail qui se fait pour reprendre le contrôle», indique Michel Bergeron.

«Nous ce qu'on veut, ce n'est pas d'empêcher le monde de faire du nautique sur le lac Kénogami. Ce qu'on veut, c'est garder notre lac en santé.»