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Les pépinières se préparent pour une année record

De plus en plus de personnes se tournent vers l’horticulture, une nouvelle passion qui fait du bien en ces temps de pandémie. L’engouement est palpable dans les pépinières du Québec qui entrevoient déjà une saison record cette année.

«Le contexte de la pandémie qui fait que les gens se sont vraiment rapprochés de la terre. Ils veulent jardiner, ils veulent faire pousser leurs légumes. C'est vraiment une passion qu'ils se sont découverte l'année passée», raconte Sébastien Locas, copropriétaire de la Pépinière Locas, à Laval.

La météo particulièrement clémente donne aussi le goût aux amateurs de se lancer dans leurs projets estivaux.

Alors que le mercure devrait osciller autour des 20 degrés Celsius samedi, M. Locas invite les amateurs à faire preuve de patience. Pas question de commencer le potager!

«Il ne faut vraiment pas faire cette erreur-là. On est au Québec, donc il reste des gels, il reste peut-être même des neiges. Il faut vraiment que les gens soient patients», lance-t-il.

Mais les quantités seront-elles suffisantes? Sébastien Locas se croise les doigts.

«On va le souhaiter. (...) Pour l'instant, la chaîne d'approvisionnement semble tenir. Par contre, vu l'engouement, vu la météo, les gens qui veulent vraiment avoir des variétés particulières sont mieux de faire leurs emplettes rapidement, quitte à les garder à l'intérieur», dit-il.

Fait intéressant, la clientèle s’est beaucoup rajeunie dans les dernières années. Preuve que l’intérêt pour la pratique est de plus en plus généralisé.

«Ce qui est le plus marquant, c'est vraiment le rajeunissement de notre clientèle. Autant, avant ça, le jardinage s'adressait à une certaine clientèle plus âgée; maintenant, vraiment, les jeunes s'intéressent de plus en plus à l'horticulture», note Sébastien Locas.

Bonne nouvelle pour les consommateurs, votre potager ne risque pas de faire exploser votre portefeuille contrairement à vos rénovations.

«On a été chanceux quand même en horticulture. Au niveau des intrants, tout ce qui est à base de pétrole, donc le plastique a monté légèrement, et les coûts de transport ont aussi augmenté. Par contre, au niveau des boutures, des plants, c'est resté stable», indique M. Locas.

Par exemple, un plant de tomates coûtera environ 10% de plus que l’année dernière.

Chose certaine, le contexte est propice aux bonnes affaires pour l’industrie de l’horticulture.

«Ça risque d'être la meilleure saison pour beaucoup, beaucoup d'entreprises. (...) La météo est là, et on est en contexte de pandémie encore, les gens sont un peu restreints dans leur activité, donc ça s'enligne très bien pour nous», analyse Sébastien Locas.

En chiffres  

- L’industrie de l’horticulture génère 1,5 G$ en vente par année au Québec

- Les Québécois dépensent environ 270 M$ pour planter leurs fleurs et leurs plantes

- On s’attend à une augmentation d’environ 30% du chiffre d’affaires cette année