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Quatre ans de pénitencier pour avoir violé une ado saoule

Vickney Pierre, un demandeur d’asile, risquera la déportation une fois qu’il aura fini de purger sa peine de prison pour avoir agressé sexuellement une ado.

Photo tirée de Facebook

Vickney Pierre, un demandeur d’asile, risquera la déportation une fois qu’il aura fini de purger sa peine de prison pour avoir agressé sexuellement une ado.

Un Montréalais qui a saoulé une ado de 14 ans pour l’agresser sexuellement et ensuite l’abandonner en pleine rue à demi consciente a écopé de quatre ans d’incarcération, au terme desquels il risquera la déportation.

« Compromettant l’épanouissement personnel ainsi que le développement sain et autonome, la violence sexuelle commise sur un enfant peut altérer à jamais la vie de celui-ci », a lancé la juge Nathalie Duchesneau avant de condamner Vickney Pierre, récemment, au palais de justice de Montréal.

Le demandeur d’asile de 35 ans en avait 26 quand il a commis son crime en 2012. À l’époque, c’était la victime qui lui avait fait une demande d’amitié sur Facebook. Des échanges virtuels s’en sont suivis, puis par téléphone, jusqu’à ce que Pierre invite l’adolescente chez lui.

Vodka-jus d’orange

Une fois sur place, Pierre lui a offert un verre de vodka mélangé à du jus d’orange. Il a ensuite insisté pour qu’elle consomme plus. Peu après, il l’a emmenée dans la chambre où la jeune fille a subi une agression sexuelle complète.

« Elle mentionne à plusieurs reprises qu’elle ne veut pas, indique le résumé des faits. Dès le début et tout au cours des attouchements, elle a tenté de le repousser avec le peu de force dont elle était capable malgré son état d’intoxication. »

Par la suite, la victime a demandé de partir. Pierre l’a alors conduite vers un arrêt d’autobus, mais en chemin, l’ado s’est sentie mal et est descendue de la voiture pour vomir. Elle s’est effondrée à demi consciente dans la rue.

Si Pierre a plaidé coupable, il a ensuite tenté de se déresponsabiliser auprès d’un agent de probation qui a noté que l’agresseur avait « une pauvre capacité d’introspection ».

« Enclin à faire porter à la victime la plus grande part de la motivation à leur rencontre et à la relation sexuelle, son discours tend à le présenter comme une victime de la situation », a indiqué l’agent.

Traumatisme

La victime, elle, est toujours traumatisée.

« J’ai souvent l’impression de ne plus avoir de valeur, a-t-elle écrit dans une lettre adressée à la cour. D’ailleurs, je n’ai jamais réussi à avoir de relation de couple. L’agression que j’ai subie m’a fait développer une peur intense de m’attacher émotivement à quelqu’un, puis de me faire blesser physiquement et mentalement par cette même personne et finalement me faire jeter comme on jette de la poubelle dans la rue. »

Sauf que si la défense demandait deux ans moins un jour de prison, en soulignant le cheminement « remarquable » du violeur depuis les événements, la juge a estimé que c’était beaucoup trop clément. 

D’autant plus que la Cour suprême, dans l’arrêt Friesen, a récemment rappelé l’importance de condamner fortement les crimes sexuels contre les mineurs.

« Protéger les enfants de l’exploitation illicite et du danger est l’objectif primordial », avait dit le plus haut tribunal du pays.

Ainsi, la juge Duchesneau a condamné Pierre à quatre ans d’incarcération. 


Et dès qu’il aura fini sa peine, Vickney Pierre pourrait être expulsé du Canada.