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Retour des campements de sans-abris à Montréal

En parcourant les quatre coins de Montréal vendredi, TVA Nouvelles a eu le sentiment de revivre une situation vécue il y a quelques mois à peine dans la métropole.

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Les campings improvisés commencent déjà à apparaître. C’est le cas dans le secteur de la marina de Lachine où, 57 ans, a planté sa tente, il y a quelques semaines, à l’angle de la 25e avenue et du boulevard St-Joseph.

« Là, je vous dirais que ça fait quasiment un mois. Puis que j’essaie de survivre avec ça. C’est pas facile de vivre de même, » affirme l’homme.

Sur la rue Hochelaga, une roulotte, une tente et des toiles servant d’abri étaient érigées sur un terrain privé.

Lors du passage de TVA Nouvelles en après-midi, il n’y avait personne, mais des intervenants en itinérance confirment que ces abris de fortune sont bel et bien occupés, et que la pénurie de logements sociaux et abordables, une crise sans précédent qui sévit dans le Grand Montréal, explique en partie ce phénomène. 

Maxime Allard-Roy du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) explique que « seulement à Montréal, pour se louer un trois et demi ou un studio, il faut s’attendre à payer presque 1 000 dollars par mois. Donc, on se tourne malheureusement soit vers des taudis, des logements extrêmement loin, ou encore la rue. »

Autre endroit visité par TVA Nouvelles, angle avenue du Parc et des Pins où un individu a installé sa tente près du Mont-Royal.

Le jeune homme sur place a préféré ne pas commenter devant la caméra. Il ne sait pas s’il passera l’été dans le secteur. Dans le voisinage, on dit qu’il s’est établi ici il y a à peine 5 jours.

Ce qui se passe en ville rappelle en effet le campement de la rue Notre-Dame. Mais déjà, en décembre, lors de son démantèlement, des organismes communautaires estimaient que la Ville n’avait rien réglé et que le problème n’allait que se déplacer ailleurs.

Rappelons que l’hôtel Place Dupuis continue ses opérations de refuge au moins jusqu’en mai.

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