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Sherbrooke: un rassemblement d'étudiants dénoncé par les autorités

Plus de 250 étudiants de l’Université de Sherbrooke, en Estrie, ont pris part à un rassemblement dans le parc Blanchard, jeudi soir, sans respecter les mesures sanitaires en vigueur, une situation qui a été dénoncée vendredi par les autorités de la région.

Alors que la fête battait son plein, le premier ministre François Legault annonçait en point de presse qu’il n’excluait pas de faire basculer l’Estrie en zone rouge la semaine prochaine si le nombre de cas de COVID-19 continuait à augmenter.

Une situation qui a ainsi été dénoncée par les autorités de la Ville de Sherbrooke lors d’un point de presse, vendredi après-midi.

«Un rappel s’impose, on est un peu entre 2 feux actuellement» a avoué le maire de la ville, Steve Lussier. «Malheureusement, on a constaté qu’il y a eu un relâchement au cours des derniers jours.»

De son côté, le directeur du Service de police de Sherbrooke, Danny McConnell, a lancé un appel à la collaboration. «Il faut condamner ce genre de geste là et nous demandons la collaboration des étudiants de l’Université de Sherbrooke et également de l’Université Bishop’s», a-t-il précisé.

Avec le beau temps prévu pour ce weekend, les policiers ont prévenu qu’ils seraient présents dans les parcs de Sherbrooke pour faire appliquer les mesures sanitaires mises en place par le gouvernement.

Rappelons que depuis jeudi, le port du masque est obligatoire lors d’activités extérieures entre personnes qui ne résident pas à la même adresse. Le couvre-visage ne peut être retiré qu’à condition d’être assis à une distance de deux mètres les uns des autres.

Des petits gestes qui peuvent éviter un retour en zone rouge selon le directeur de la Santé publique de l’Estrie, Dr Alain Poirier.

«Heureusement, déjà dans la journée d’hier on a vu une légère baisse du nombre de cas de Covid-19. Tous les autres indicateurs ne sont pas rouges. On parle de positivité qui a progressé un peu, les variants ont progressé, mais on n’est jamais aussi élevé que dans d’autres régions. Alors c’est vraiment un “wake-up” call comme on dirait en anglais», a-t-il avancé.

Les autorités ont par ailleurs été claires qu’elles n’hésiteraient pas à fermer les parcs cette fin de semaine si des débordements sont observés.