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Tuée après avoir demandé l’aide de la SQ: pas d’accusation contre les policiers impliqués

Aucune accusation criminelle ne sera portée contre les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) impliqués dans le dossier du meurtre d’une femme de 57 ans, qui aurait été tuée par son fils quelques heures après avoir demandé aux policiers de le forcer à subir une évaluation psychiatrique, en juillet dernier, à Drummondville.

• À lire aussi: Le fils de la victime accusé de meurtre au deuxième degré

Dans l’après-midi du 26 juillet dernier, Suzanne Desjardins s’était présentée au poste de la SQ de Drummondville pour demander l’aide des policiers.

Elle souhaitait que ceux-ci contraignent son garçon de 32 ans connu pour ses troubles mentaux à subir une évaluation psychiatrique.

Or, les policiers lui auraient répondu que sa demande d’assistance ne pouvait être traitée dans l’immédiat.

Mme Desjardins aurait demandé l’aide de la police parce que son fils était devenu hystérique à la suite de son refus de le laisser lancer des couteaux dans la maison.

Le lendemain de sa visite au poste de police, le corps inanimé de Suzanne Desjardins a été retrouvé à l’intérieur de sa résidence, sur la rue Pinard.

Son fils, Jean-Luc Ferland, a été arrêté, puis accusé du meurtre prémédité de sa mère.

Par mesure de transparence, l’enquête visant à éclaircir les circonstances entourant cet homicide avait été confiée au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI). La décision de ne pas «traiter dans l’immédiat» la demande d’assistance de la victime lors de son passage au poste de la SQ devait également être scrutée par le BEI.

Après avoir examiné le rapport du BEI, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a conclu que «l’analyse de la preuve ne révèle pas la commission d'une infraction criminelle par les policiers de la Sûreté du Québec».

C’est donc dire qu’aucun policier impliqué directement ou indirectement dans cette triste affaire ne fera face à la justice.

Puisque les procédures judiciaires à l’égard du présumé meurtrier sont toujours en cours dans ce dossier, le DPCP a fait savoir qu’il ne commenterait pas davantage.

Jean-Luc Ferland doit revenir devant le tribunal au mois de septembre pour subir son enquête préliminaire.

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