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Violence conjugale extrême: il a tatoué les parties génitales de sa victime

Photo d'archives

Un homme excessivement violent qui a drogué sa conjointe avant de lui tatouer son prénom sur les parties intimes a écopé, vendredi, d’une peine d’emprisonnement de 10 ans.   

C’est un triste récit qui a été fait de façon très brève, hier, par la poursuivante Me Édith Jacques alors que Tony Hamilton, 50 ans, a plaidé coupable à 13 chefs d’accusations allant de voies de fait simple à agression sexuelle armée causant des lésions en passant par séquestration et menaces de mort.  

En tout, une dizaine de minutes ont suffi à résumer le calvaire de la victime qui a débuté une semaine à peine après qu’elle eut rencontré l’accusé, en 2011, puisque celui-ci n’appréciait pas la «longueur du pantalon» de sa conjointe.  

À compter de ce jour, les claques et les coups – à main nue ou armée- ont plu sur la femme qui a avoué au juge Pierre L. Rousseau faire des «cauchemars à répétition depuis plusieurs années» et «vivre dans la peur constante».  

Partie génitale tatouée

L’un des événements les plus horribles s’est produit un soir où Hamilton a apporté, vers 20h, quatre comprimés de Rivoltril à sa victime en la sommant de les prendre pour l’aider à dormir.  

«Le lendemain soir, elle s’est réveillée en raison de douleurs très vives au niveau de sa vulve. Ses parties génitales étaient enflées. Elle a alors constaté que l’accusé y avait tatoué le mot T.O.N.Y. Un deuxième tatouage a aussi été fait au niveau de sa poitrine», a ajouté Me Jacques en précisant qu’encore à ce jour, la victime portait ces cruels stigmates. 

Après plus de trois années d’enfer, la relation a pris fin puisque Hamilton a été incarcéré pour des amendes impayées. Le bourreau a toutefois ordonné à la dame de l’attendre.  

«En détention, il a contacté madame, et lui a précisé qu’il finirait par la tuer ou qu’il la ferait tuer», a conclu la poursuivante.  

«Avant, j’avais beaucoup d’idée suicidaire, mais, aujourd’hui, je me sens morte en dedans. Depuis les événements, je n’ai plus de relation sexuelle et mon corps me dégoute. Chez moi, les miroirs sont cachés», a laissé tomber la victime. 

Promesse

Avant de rendre la sentence, le président du Tribunal a tenu à s’adresser à la dame qui témoignait de façon virtuelle à partir d’un centre d'aide aux victimes d'actes criminels. 

«Aucune peine ne va mettre de côté votre douleur. Mais, promettez-moi de ne jamais refuser l’aide que l’on vous offre et n’hésitez pas à la demander. Malgré la lourdeur des blessures, il y a toujours une possibilité de s’en sortir et je vous souhaite que ça arrive», a dit le juge avant de condamner l’accusé qui purgera ainsi sa quatrième peine en matière de violence conjugale.