/news/coronavirus

Confusion autour du port du masque à l'extérieur

Comprendre la comorbidité

Entre la confusion et le ras-le-bol des mesures sanitaires, de nombreux Montréalais profitant des parcs vendredi ne portaient pas encore le masque rendu obligatoire pour les activités extérieures.

• À lire aussi: Quand faut-il porter le masque à l’extérieur?

• À lire aussi: Port du masque à l'extérieur: les policiers surveilleront les parcs

« Les mesures changent tout le temps, personne ne dit la même chose, ça devient difficile de suivre ce qu’on doit faire », explique Luc, 39 ans, un citoyen croisé au parc La Fontaine vendredi après-midi, alors qu’il rencontrait deux amis.

Avec le grand soleil et une température allant jusqu’à 24 degrés Celsius, un record depuis 1945, des centaines de Montréalais se sont retrouvés dans les espaces verts de l’île pour profiter du beau temps, laissant la pandémie loin derrière.

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Plusieurs des personnes rencontrées vendredi n’étaient pas au courant que le port du masque est désormais obligatoire pour les activités extérieures, incluant la marche, lorsqu’elles sont pratiquées avec des gens d’une autre bulle familiale.

Le seul moment où il est permis de retirer son couvre-visage, c’est lorsque vous êtes assis à deux mètres de distance de vos compagnons de loisirs.

« Cette obligation s’applique à toute personne qui pratique une activité de loisir ou de sport – donc incluant jouer dehors, marcher, courir, golf, etc. – en groupe de plus de deux personnes», souligne un relationniste du ministère de la Santé.  

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Ainsi, les duos de marcheurs ou de joggeurs sans couvre-visage qui n’habitent pas ensemble sont tolérés. Mais le masque sera exigé si votre groupe compte trois personnes et plus. 

Trop c’est trop 

« Ça devient vraiment difficile à suivre parce que ça change tous les jours ! » s’exclame de son côté Antoine, 37 ans.

Malgré les directives, de nombreux groupes ne respectaient pas la distance ou le port du couvre-visage, a constaté vendredi Le Journal.

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Quatre jeunes filles, qui ne vivent pas à la même adresse, ont d’ailleurs décidé de faire fi des mesures imposées par Québec.

« C’est un peu notre bulle, on ne voit personne d’autre vraiment, donc on sait qu’on ne va mettre personne à risque », soutient Claudel, 19 ans.

« Il y a aussi un effet de masse ! Au parc, personne ne le fait. Si je voyais plus de monde le faire, je mettrais peut-être mon masque, mais là... » souffle Cassia, 20 ans.

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Même chose pour trois collègues rencontrées plus loin.

« Nous faire porter le masque à l’extérieur, c’est exagéré. On a besoin de sortir et quand il fait chaud on ne veut pas porter de masque », soutient Éloise, 24 ans.

Surveillance accrue 

Les policiers seront davantage visibles dans les endroits publics pour faire respecter le port du couvre-visage à l’extérieur 

Le beau temps incite le corps policier montréalais à veiller au grain. 

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

« Dans chaque poste de quartier, des effectifs policiers ont été dégagés des patrouilles régulières afin d’assurer une visibilité spécifique pour les problématiques locales. Une attention particulière sera portée aux endroits hautement fréquentés, comme les parcs et le Vieux-Montréal », précise-t-on à la direction des communications.  

À Québec aussi la vigilance sera de mise. 

Les policiers feront preuve de « bon jugement », assure la porte-parole de la police de Québec Sandra Dion. 

Une mère accompagnée de ses trois enfants ne devrait pas s’inquiéter. 

Pas de magie 

Pour le président de l’Association des microbiologistes du Québec, il ne faut pas que la population se relâche.

« Tout le monde est tanné, mais de ne pas suivre les mesures, ça ne va pas aider non plus. On ne va pas améliorer notre situation par magie en ne suivant pas les recommandations », mentionne Christian Jacob.