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Débardeurs du port de Montréal: «la table de négociation est toujours vivante»

Joël Lemay / Agence QMI

Le Syndicat des débardeurs du port de Montréal a annoncé à ses membres avoir reçu, samedi, un avis patronal de 72 heures relatif au renouvellement de leur convention collective.

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Dans message de l’Association des employeurs maritimes (AEM), il est précisé que l’employeur a donné un préavis de 72 heures au comité exécutif du Syndicat des débardeurs avant de retirer la garantie de revenus et de cesser de rémunérer les heures non travaillées.

Ce préavis a été envoyé après quatre jours de négociations entre les parties.

«Les discussions se sont poursuivies tard en soirée au cours desdites journées et pour la première fois en sept mois, l’employeur a véritablement négocié avec vos représentants syndicaux, particulièrement sur des demandes syndicales touchant la conciliation travail/vie personnelle et les horaires de travail», a indiqué le président du Syndicat des débardeurs, Martin Lapierre, à ses membres.

M. Lapierre a ajouté que les parties se sont quittées vendredi après-midi «en précisant toutes deux aux médiateurs que la table de négociation était toujours vivante» et l’employeur a de son côté souligné qu’il «étudiait ses options».

Rappelons qu’en août dernier, les débardeurs du port de Montréal avaient déclenché une grève de deux semaines. Le conflit porte essentiellement sur les horaires de travail et le salaire en dehors des plages horaires de jour en semaine.

Le 21 mars dernier, les membres du syndicat ont rejeté l’offre patronale finale afin de conclure une nouvelle convention collective, sans toutefois déclencher une grève.

La menace d’un nouveau débrayage inquiète notamment des regroupements d’entreprises, comme le Conseil du patronat du Québec, l'Association du camionnage du Québec, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Manufacturiers et Exportateurs du Québec.

Ces organismes estiment qu’un conflit de travail au port de Montréal nuirait à l’économie québécoise, qui est déjà touchée par la pandémie de COVID-19.