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Les records de chaleur tombent au Québec

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Montréal, Québec, Sherbrooke, Rouyn-Noranda, Sept-Îles, Natashquan... la vague de chaleur qui frappe le Québec depuis quelques jours a fait tomber pas moins d’une vingtaine de records dans la seule journée de vendredi.

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À Montréal par exemple, le mercure a atteint 24,6 degrés Celsius vendredi, surpassant ainsi la précédente marque établie à 23,3 degrés en 1945, selon un sommaire météorologique publié par Environnement Canada.

Si le précédent record a été éclipsé par un peu plus d’un degré dans la métropole, l’écart est plus important ailleurs dans la province, notamment à Sherbrooke où il a fait 23,6 vendredi alors que le record de 2008 était de 17,4.

Ailleurs au Québec, à Val-d’Or et Gatineau, le record de chaleur a été battu pendant deux jours consécutifs cette semaine, a noté samedi Frédérick Boulay, météorologue chez Environnement Canada.

M. Boulay a notamment expliqué que la situation est due au fait que le Québec traverse présentement une période exceptionnelle, mais que le mercure devrait redescendre dans les jours à venir.

Il fera tout de même de cinq à dix degrés de plus que les normales de saison au cours de la prochaine semaine à Montréal. Le mercure oscillera alors entre 14 et 18 degrés Celsius de dimanche à vendredi, selon les prévisions de l’agence fédérale.

Il n’est donc pour l’instant pas possible de prédire si l’été sera exceptionnellement chaud, ni même si de telles vagues de chaleur se répéteront durant le printemps pour les années à venir.

«On peut dire que c’est exceptionnel. En 2012, ça avait aussi été très chaud en mars, s’est souvenu le météorologue. Ça ne veut pas dire que ça s’installe. Il pourrait neiger à ce temps-ci l’année prochaine.»

Le météorologue a toutefois indiqué que les records de chaleur sont appelés à tomber dans les années à venir en raison des changements climatiques qui font augmenter les températures moyennes.

«De mémoire, le rapport du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] faisait état d’une hausse d’un degré dans les 50 dernières années et prévoit une augmentation de deux à six degrés d’ici la fin du siècle. C’est énorme. C’est du jamais vu», a-t-il lancé.

En 2019, les modèles climatiques du GIEC révélaient plutôt une hausse de sept degrés d’ici 2100 selon le pire scénario. En 2014, les experts de l’Organisation des Nations unies faisaient plutôt état d’un réchauffement moyen de 4,8 degrés.

Les modélisations d’Environnement Canada pour le mois à venir ont révélé qu’il fera plus frais vers la fin avril et le début du mois de mai, où les températures seront sous ou près des normales de saison.

La température normale à Montréal durant le mois d'avril se situe en moyenne à 19 degrés Celsius, a mentionné Frédérick Boulay.