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Port du masque à l'extérieur: des directives qui sèment la confusion

Les nouvelles directives concernant le port du masque à l’extérieur sèment la confusion alors que plusieurs informations contradictoires circulent et que le beau s’installe.

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Du côté du ministère de la Santé et des Services sociaux, on explique que le masque doit être porté en tout temps à l’extérieur lors d’activités sportives ou récréatives réalisées en groupe de plus de deux personnes ne résidant pas à la même adresse, en zone rouge et orange.

Sur le site du gouvernement du Québec, quebec.ca, il est plutôt question du port du masque lors d’activités extérieures ne permettant pas la distanciation de deux mètres.

Modification de l'arrêté ministériel?  

Dans un courriel acheminé à TVA Nouvelles samedi après-midi, d’autres explications ont été fournies.

«L’arrêté ministériel qui est en vigueur stipule qu’en zone rouge ou orange, les groupes de trois personnes et plus qui ne proviennent pas d’une même adresse et qui font une activité extérieure doivent porter le couvre-visage, sauf si ces personnes demeurent assises à une distance de deux mètres les unes des autres», a écrit Marie-Claude Lacasse, qui est coordonnatrice aux relations avec les médias du ministère de la Santé et des Services sociaux.

«Nous sommes en discussions avec le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport quant à une possible modification pour accommoder les personnes qui font des activités où elles demeurent à distance les unes des autres a ajouté Mme Lacasse. Toutefois, d’ici à ce qu’un possible assouplissement soit fait, la règle ci-dessus est celle également en vigueur et celle qui doit être appliquée.»

Décrochage  

Pour le stratège en communication Louis Aucoin, la confusion dans les règles pourrait mener au décrochage des Québécois.

«Quand on demande aux Québécois de faire quelque chose depuis le début de la pandémie, ils le font en très grande majorité, a dit M. Aucoin. C’est le premier ministre [François Legault] qui s’est félicité que les Québécois s’étaient le mieux conformés au confinement au début de la pandémie. Donc, le danger, ce n’est pas tellement que les Québécois suivent les consignes ou non. Le danger, c’est la confusion qui fait que les gens décrochent, puis effectivement dans un parc aujourd’hui si on nous pose la question, "est-ce que je porte un masque" ou "ai-je bien compris les consignes", ce n’est pas nécessairement clair».

Bernard Motulsky, titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing à l’UQAM, estime que le gouvernement devrait uniformiser la consigne en obligeant le port du masque en tout temps à l’extérieur au lieu de demander aux citoyens de déchiffrer les mesures.

«Ce n’est pas forcément les meilleures conditions pour qu’on puisse savoir exactement quoi faire», a mentionné celui qui est aussi professeur.

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