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«Star Académie»: François Surprenant, au volant avec les académiciens

PHOTO COURTOISIE/Productions Déferlantes

Vous l’avez peut-être croisé lors d’une balade récente sur les autoroutes 10 ou 30, entre Saint-Hubert et Waterloo, à bord de son immense autobus aux couleurs de «Star Académie», vêtu de son t-shirt ou de son coton ouaté de l’émission. François Surprenant, le chauffeur de l’académie, est un observateur discret autant qu’un ami de l’ombre.

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À l’emploi du Groupe La Québécoise depuis 2013, François Surprenant transporte le groupe de jeunes chanteurs entre leur résidence temporaire de l’Estrie et leur salle de spectacle hebdomadaire sur la Rive-Sud de Montréal.

Il conduit la joyeuse bande le vendredi, samedi et dimanche, et à d’autres occasions dans la semaine lorsque l’horaire l’exige, pour les répétitions et les variétés. L’automne dernier, c’est également lui qui a sillonné les routes de la province pour les auditions de recrutement des candidats, avec l’équipe de production.

Chaque semaine, il modèle son horaire sur celui des académiciens, se dépêchant d’aller dormir à sa résidence de Beauharnois lorsque ceux-ci sont en séance de travail, pour ensuite revenir les chercher et les ramener à leur «domicile»

L’homme est bien placé pour témoigner à quel point on travaille fort dans l’univers de «Star Académie».

«Au début, j’avais beaucoup plus de temps pour parler avec les académiciens. Mais maintenant, les horaires sont tellement chargés qu’ils s’assoient dans l’autobus et ils dorment, parce que leurs nuits sont vraiment coupées! (sourire) Ils déjeunent, ils soupent dans l’autobus... C’est un gros boulot. Honnêtement, ils m’impressionnent!», relate François Surprenant, qui se fait un devoir de jaser d’autres sujets que le «show-business» lorsqu’il a quelques minutes de libres entre deux départs pour discuter avec ses passagers.

Attaché 

La pandémie ayant stoppé les voyagements habituels de François Surprenant – lui qui, en temps normal, déplace des cohortes de touristes à Chicago, New York, Washington, Vancouver et Seattle – peut présentement se vouer corps et âme à ses jeunes amis de «Star Académie», qu’il gâte de temps à autre de petites douceurs, comme ces chocolats de Pâques qu’il leur a offerts la semaine dernière.

«On s’attache, à ces petites bibittes-là, tranquillement, pas vite...!», blague François Surprenant, qui a gentiment accepté de jouer le jeu de l’entrevue avec l’Agence QMI.

Le conducteur l’avoue: il trouve de plus en plus difficile de devoir laisser un participant derrière chaque semaine, au terme des variétés. Ça sera pire dimanche, alors que deux d’entre eux ne seront pas du trajet de retour à Waterloo.

«Plus ça avance, plus c’est lourd, parce qu’on a le temps de s’attacher. Annabelle (évincée de la semaine dernière), c’était elle qui m’apportait mon café, le matin... (rires). Moi, je constate qui se fait éliminer seulement quand ils remontent dans l’autobus, le dimanche...».

Présent et effacé 

Les rouages de la production télévisée, François Surprenant les connaît. Il a souvent travaillé de concert avec TVA pour les besoins de diverses productions, dont «La Voix» et «Sucré Salé», lorsque l’animateur Patrice Bélanger avait accompagné Ginette Reno, Cœur de pirate et Katherine Levac à New York, au printemps 2019.

Ce n’est toutefois pas lui qui avait conduit les talents des précédentes éditions de «Star Académie». Son prédécesseur, André Frenette, qui avait assumé ce rôle lors des cinq premières années, est décédé il y a deux ans.

Notre pilote connaît donc le dévouement et la discrétion nécessaires à une bonne collaboration avec des personnalités publiques.

«Certains sont excités de travailler avec des vedettes, mais elles n’ont pas le goût de se faire achaler, note-t-il. Alors, il faut garder un pied de distance et être capable d’être à la fois présent et effacé.»

Avec «Star Académie», la dynamique n’est pas exactement la même. François Surprenant voit peu à peu les gamins incertains du mois de janvier devenir de jeunes professionnels de plus en plus confiants.

«On voit les stars sortir en eux!», constate-t-il.