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COVID: Maduro annonce que le Venezuela va produire un vaccin cubain

Le Venezuela va produire un vaccin anti-COVID cubain, à hauteur de deux millions de doses par mois à partir du mois d'août, a annoncé dimanche le président Nicolas Maduro.

«Nous avons signé un accord pour produire dans nos laboratoires (...) deux millions de doses par mois du vaccin Abdala, vers le mois d'août, septembre», a déclaré à la télévision le chef de l'État, dont Cuba est un proche allié.

Le président a également annoncé que son pays participerait aux essais cliniques de phase 3 de ce candidat vaccin, avec lequel La Havane a déjà commencé à vacciner fin mars 124 000 personnels de la santé dans le cadre d'un test à grande échelle auprès de populations à risque.

Les scientifiques cubains travaillent sur quatre candidats vaccins : Mambisa (en phase 1), Soberana 1 (en phase 2), Soberana 2, Abdala (en phase 3) ainsi qu'un cinquième, Soberana +, reformulation du Soberana 1 à destination des personnes convalescentes de la maladie.

Le gouvernement cubain prévoit de lancer sa campagne de vaccination en juin, avec ce qui serait alors le premier vaccin anti-coronavirus conçu et produit en Amérique latine.

Le président vénézuélien ajouté que son gouvernement était en discussion pour la signature d'accords de production de vaccins «avec la Russie, la Chine et d'autres pays».

Le Venezuela a jusqu'à présent autorisé le vaccin russe Spoutnik V et celui du laboratoire chinois Sinopharm. Moins d'un million de doses sont arrivées dans le pays.

Le gouvernement a également annoncé qu'il avait payé un peu plus de la moitié du montant requis pour acheter 11,3 millions de doses de vaccin par le biais du mécanisme Covax de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le Venezuela, 30 millions d'habitants, fait face à une virulente deuxième vague de la pandémie. Le pays a enregistré 170 000 cas dont plus de 20.000 en mars, pour un peu moins de 1 700 décès depuis le début de la pandémie, selon les chiffres officiels.

Mais ces chiffres sont mis en doute par l'opposition et des ONG, comme l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch, qui jugent qu'ils sont sous-estimés.