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Le projet de loi 59 dénoncé par les quatre centrales syndicales

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Avec le projet de loi 59 sur la modernisation du régime de santé et sécurité du travail, les quatre centrales syndicales s'unissent pour freiner les reculs en santé et sécurité dans le projet. 

Lors d'une conférence de presse virtuelle, les quatre chefs syndicaux ont fait le point sur les prochains sujets qui seront débattus en commission et qui auront un impact considérable sur la santé et la sécurité des travailleurs et travailleuses du Québec.

D’abord, ils dénoncent le caractère désuet de la liste des maladies professionnelles n'a pas été mise à jour depuis 40 ans. Les centrales demandent que cette liste soit mise à jour et qu'elle tienne compte des avancées scientifiques plutôt que de la recherche d'économie des employeurs.

Les plus importantes associations patronales et les centrales syndicales du Québec se sont entendues au sur une façon adéquate de faire la mise à jour [de la liste] et d'en assurer l'actualisation par la suite. Or, le ministre Boulet a choisi d'ignorer ce consensus et, en plus, d'ajouter des critères qui empêchent de fait l'accès à la présomption pour certaines maladies, dont la surdité », dénonce Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

La santé psychologique a été largement négligée, selon les associations syndicales. «Notre souhait est que l'importance d'assurer la santé psychologique des travailleuses et des travailleurs se reflète dans le projet de loi et de façon concrète. Il faut que nous ayons collectivement les moyens d'agir », souligne Sonia Ethier, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Le projet de loi 59 proposé par le gouvernement québécois vise à moderniser le régime de santé et de sécurité au travail.