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Les Manufacturiers et Exportateurs du Québec craignent la grève au port de Montréal

Alors que les débardeurs du port de Montréal entendent entreprendre une grève des heures supplémentaires dès mardi, Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) s’inquiètent des possibles répercussions sur ses membres.

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Si le port de Montréal ne sera pas complètement à l’arrêt, il est clair qu’il y aura un ralentissement des opérations, indique Véronique Proulx, présidente-directrice générale de MEQ.

«Les manufacturiers et exportateurs qui sont les utilisateurs du port vont ressentir les effets. Ça va être plus difficile d’avoir accès et expédier de la marchandise à partir du port», dit-elle.

Ce ralentissement pourrait également avoir des répercussions sur les travailleurs et les lignes de production, ajoute Véronique Proulx, qui souhaite éviter qu’un scénario similaire à celui de l’été dernier se répète.

«L’été dernier lorsqu’il y a eu une grève, plusieurs se sont fait prendre au piège et leurs conteneurs étaient pris au port de Montréal. On a passé très près de mises à pied de centaines d’employés et d’arrêt des lignes de fabrication», mentionne-t-elle.

Et éventuellement, si le conflit entre l’employeur et les employés persistent, ce sont les consommateurs qui risquent d’écoper.

«Ils vont avoir plus de difficultés à trouver les produits dont ils ont besoin ou, du moins, ils risquent de devoir attendre plus longtemps pour y avoir accès», lance Mme Proulx.

La PDG de MEQ souhaite donc que le gouvernement fédéral intervienne pour représenter les manufacturiers et exportateurs du Québec qui n’a pas de siège à la table de négociations, mais qui selon elle, sont les plus impactés par le ralentissement.

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