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Pas de remise en liberté pour ce prédateur sexuel

<b>Stéphan Joachim</b><br /><i>Coupable</i>

Photo courtoisie

Stéphan Joachim
Coupable

Pas question de remettre en liberté un père trouvé coupable d’inceste qui a écopé de 14 ans de prison, a tranché la Cour d’appel.

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En juin 2020, Stéphan Joachim avait été déclaré coupable par la Cour du Québec d’agression sexuelle, d’inceste, de leurre et de trafic de cannabis, écopant de 14 ans d’incarcération lors de la sentence prononcée en novembre dernier. 

Sa victime était alors âgée de 21 ans. L’inculpé avait agressé sa fille adolescente à de multiples reprises, alors qu’elle n’avait pas encore 13 ans, et ce, jusqu’à l’âge de 15 ans.  

Après ce jugement, l’inculpé a manifesté sa volonté de faire appel de sa déclaration de culpabilité. Puis en février dernier, il a déposé une requête pour être mis en liberté le temps d’obtenir une décision sur l’appel. 

«Crimes odieux»

M. Joachim invoque notamment son état de santé, puisqu’il doit recevoir des traitements de physiothérapie après un accident de la route qui lui a causé une fracture du fémur et une autre à la cage thoracique.  

Pour la juge Sophie Lavallée, cette condition médicale n’est pas suffisante pour justifier une remise en liberté.  

De plus, «il existe une probabilité marquée que l’appelant commette une autre infraction criminelle, ce qui engendre un risque sérieux pour la sécurité publique», indique-t-elle, rappelant son passé criminel et la gravité de ses actes.  

Il traîne de nombreux antécédents judiciaires, ayant reçu des peines pour 71 crimes entre 1991 et 2017.  

Dans sa décision datant du 8 avril dernier, la juge souligne également «les crimes odieux d’inceste et d’agression sexuelle pour lesquels il a été déclaré coupable». 

Elle estime aussi que «la confiance du public envers l’administration de la justice serait minée par sa mise en liberté dans l’attente du sort de son appel».