/news/coronavirus

Un gym en plein air pour aider les entraîneurs privés

GEN - MARTHA CECILIA BENAVIDES

Photo Martin Alarie

Une prof de yoga de la Rive-Sud a aménagé à l’extérieur un semblant de gym afin de permettre à ses amis entraîneurs privés de voir leurs clients dans le respect des consignes sanitaires. 

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

« Plutôt que d’être fâchée contre les mesures sanitaires, je préfère être proactive et trouver des solutions », lance Martha Cecilia Benavides, propriétaire du Studio M, à La Prairie. 

Le stationnement de l’endroit a été transformé en salle d’entraînement. Haltères, elliptique, machine à poulies : presque tout l’équipement sportif que possède l’école de yoga a été sorti au grand air.

GEN - MARTHA CECILIA BENAVIDES

Photo Martin Alarie

Blessée depuis janvier, Mme Benavides, 48 ans, ne pourra cependant pas en profiter, mais elle tenait tout de même à faire une bonne action. Sur réservation, son matériel est ainsi mis à la disposition des entraîneurs privés de la région qui veulent continuer à travailler. 

« Je sais qu’il y a de la souffrance financière et mentale chez eux. Je ne sais pas comment ils font », compatit celle qui a eu cet éclair de génie cette semaine, quand le premier ministre Legault a annoncé que les installations intérieures devaient fermer à nouveau en zone rouge. 

Respect des consignes 

Au moins, les nouvelles règles sanitaires permettent toujours les séances extérieures d’activité physique en groupes de huit et moins.  

Le masque doit toutefois maintenant être porté durant l’entraînement, peu importe l’intensité.  

« Je n’accepterai personne qui viendra sans masque, assure Mme Benavides. Il y a déjà assez de nos collègues de Québec qui nous ont fait honte. » 

Reste que le port obligatoire du masque risque de saper les efforts des entraîneurs privés, qui comptaient sur le beau temps pour pallier la fermeture des gyms. 

Ceux qui désirent se remettre en forme pourraient en effet être plus hésitants avant de faire appel à leurs services, a reconnu la Fédération des kinésiologues du Québec. 

« Ça peut être désagréable, mais de là à dire que le masque est plus dangereux, je ne sais pas. Si des experts de la Santé publique disent que c’est correct, c’est que ça doit l’être », nuance le vice-président de la fédération, Marc-Antoine Pépin, qui salue la créativité du milieu sportif à se réinventer malgré le contexte.  

Car Mme Benavides n’est pas la seule à user d’imagination pour passer à travers la crise. 

« Les entraînements en ligne fonctionnent beaucoup pour les gens qui ont besoin d’autres personnes pour se motiver », note entre autres M. Pépin, qui attend quand même avec impatience la fin de la crise.