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Une dernière soirée de liberté à Montréal

Les parcs de la métropole débordaient de monde samedi tandis que les Montréalais ont goûté à une dernière soirée de liberté avant que le couvre-feu ne revienne à 20 h dimanche.

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« Je voulais faire des commissions, mais j’ai décidé de les repousser à demain pour profiter de ma dernière soirée à chiller », lance Yves, assis par terre au parc Jeanne-Mance devant un orchestre improvisé.

La forte présence des autorités ne semblait pas déranger. Des voitures policières se promenaient en faisant résonner un message enregistré pour rappeler de respecter la distanciation.

« Outre cela, les policiers n’interviennent pas vraiment. Ça fait quand même drôle de les voir autant présents. Je ne suis pas habituée à me faire surveiller ainsi, mais je comprends pourquoi ils font ça », confie pour sa part Alexandra.

Elle est venue fêter l’anniversaire d’un ami au parc La Fontaine. Au sein de son groupe, comme pratiquement tous les autres, la distanciation sociale était bien peu respectée et le port du masque, inexistant.

Comme en Floride  

« Tout le monde est collé. On se sent à Miami Beach. La présence policière, c’est une bonne chose sinon les gens abuseraient encore plus », acquiescent deux colocataires, assises en retrait.

Le parc Laurier était lui aussi bondé de monde. Puis, vers 21 h 15, il s’est calmement vidé de gens, qui se dépêchaient à retourner à leur maison avant l’heure fatidique. 

La boisson coulait à flot samedi soir au parc Laurier.

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

La boisson coulait à flot samedi soir au parc Laurier.

« C’était vraiment la dernière soirée pour en profiter », lance Charles.

Quelques minutes plus tard, le parc était devenu désert, outre les cannettes et bouteilles qui recouvraient le sol. Les policiers étaient présents pour rappeler que le couvre-feu revenait à 20 h dimanche. 

La veille, la police a dû intervenir dès 20 h 30 pour évacuer le parc Jeanne-Mance, où des centaines de personnes se sont réunies en ne respectant pas les règles de distanciation sociale.

« Il y avait des rassemblements. On a donc évacué le parc. Il y avait le couvre-feu qui s’en venait », confirme Raphaël Bergeron, porte-parole du SPVM.

- Avec Francis Pilon