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Avortement: O’Toole s’oppose à un projet de loi d’une députée conservatrice

Une députée conservatrice de la Saskatchewan a présenté lundi matin un projet de loi privé pour contrer les avortements sexo-sélectif. Au même moment, le leader conservateur Erin O’Toole a indiqué qu’il votera contre lors d’un point de presse séparé. 

L’avortement sexo-sélectif est une pratique visant à faire retirer le fœtus en raison de son sexe, la plupart du temps féminin.

«Le Canada est un pays qui valorise l’égalité entre les sexes, et l’avortement sexo-sélectif nie l’égale valeur entre les garçons et les filles», a prononcé la députée Cathay Wagantall.

Se disant «fière» d’être élue avec le Parti conservateur, Mme Wagantall apprécie la liberté et le privilège de «voter selon sa conscience» que lui offre sa formation politique.

Erin O’Toole a clairement indiqué qu’il allait s’opposer à ce projet de loi privé C-233, mais n’a pas l’intention de forcer les membres de son caucus à suivre l’exemple. Il s’est positionné comme pro-choix à plusieurs reprises.

«Être pro-choix veut dire que je vais défendre ce droit, et aucune loi qui restreindra les droits des Canadiens ne passera», a-t-il dit.

Le leader conservateur a répondu de manière confuse à la question de savoir si l’avortement était «réglé» au sein de son parti. Il a plutôt affirmé qu’il ne s’agissait pas d’une «priorité».

La députée Wagantall a soutenu qu’elle représentait une majorité de Canadiens, car ceux-ci aimeraient voir de plus sévères restrictions afin de lutter contre l’avortement sexo-sélectif.

La pratique de l’avortement sexo-sélectif est selon elle une pratique qui est monnaie courante au Canada.

Une étude publiée en 2016 par l'Association médicale canadienne rapportait que des familles ontariennes d’origine indienne pratiquaient l’avortement pour sélectionner les bambins masculins.

Depuis un jugement de la Cour suprême en 1988, rien n’interdit l’avortement au Canada.