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Émily Bégin et Guillaume Lemay-Thivierge: «On a pleuré de rire!»

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

Il y a un an, alors que TVA s’apprêtait à diffuser Si on s’aimait, Émily Bégin et Guillaume Lemay-Thivierge nous confiaient qu’en visionnant les épisodes du docu-série, ils s’étaient presque « pissé dessus » en voyant Marie-Ève et Jonathan au Grandeur nature médiéval.

Au moment de notre entrevue, on pensait qu’ils beurraient épais, mais quelques semaines plus tard, en voyant les séquences ô combien inconfortables qu’ils nous avaient décrites, on s’est rendu compte qu’ils n’avaient rien exagéré. Voilà pourquoi cette année, quand on entend le couple parler d’une séance de yoga avec autant d’enthousiasme, on salive déjà. « On a pleuré de rire ! s’exclame Émily Bégin. Quand j’y pense, je suis encore mal à l’aise ! » 

De retour pour une deuxième saison fort attendue des amateurs de téléréalités du genre, Si on s’aimait nous plongera dans l’univers de trois célibataires déterminés à briser leurs comportements amoureux : Brigitte, une mère de famille de 53 ans adepte du vélo, Sébastien, un chanteur en herbe de 35 ans qui n’a jamais vraiment été en couple, et Guillaume, un sportif de 31 ans qui doit apprendre à mieux communiquer.

Durant leur aventure, ils profiteront des conseils de Louise Sigouin, sexologue et experte en accompagnement relationnel. Quant à Émily Bégin et Guillaume Lemay-Thivierge, ils observeront et commenteront leur parcours.

« On a vécu des émotions fortes, affirme la première. L’an dernier, je n’avais pas pleuré. Mais cette année, j’ai été touchée. J’ai craqué durant une conversation entre un participant et ses parents. »

« On est ailleurs » 

Peu de changements ont été apportés au format de l’émission conçue par l’auteure Anne Boyer (Yamaska, L’heure bleue) en collaboration avec Québecor Contenu. L’approche de Louise Sigouin est toujours articulée autour du principe des dualités : dépendant ou codépendant, fusionnel ou solitaire, rationnel ou émotif, actif ou rêveur, vite ou lent.

Malgré tout, les téléspectateurs n’auront pas l’impression de réentendre les mêmes choses, assurent Émily Bégin et Guillaume Lemay-Thiverge.

« C’est trois candidats complètement différents, explique le comédien. On est ailleurs. Ils arrivent avec leur propre couleur. »

« Occupation double, La Voix, Star Académie... C’est des émissions le fun parce que ce n’est jamais redondant, ajoute la chanteuse. Aussitôt qu’il y a du nouveau monde, ça change. C’est la même chose avec notre show. »

Selon leurs dires, la cuvée 2021 des participants est encore plus divertissante que celle de 2020.

« J’avais peur qu’ils soient un peu plus réservés, mais au contraire ! C’est l’inverse, soutient Guillaume Lemay-Thivierge. Ils sont ouverts et tellement généreux. C’est comme s’il n’y avait pas de “Kodak” ! Ils n’ont pas de filtre. Des fois, j’avais envie de leur dire : “Vous savez que vous êtes filmés présentement, non ?” Parce qu’ils disent des affaires vraiment personnelles. Mais ils sont conscients qu’ils doivent se livrer à fond pour pouvoir cheminer. »

Une nuit mouvementée 

Si on s’aimait a néanmoins subi une transformation qu’on pourrait qualifier d’esthétique. Outre la garde-robe d’Émily Bégin et de Guillaume Lemay-Thivierge (qui changeront de look chaque semaine), le décor a été revampé.

Les interventions du tandem sont dorénavant enregistrées au centre-ville de Montréal, au quatrième étage d’un petit immeuble à logements situé au cœur d’une portion plutôt louche de Sainte-Catherine Ouest. Les principaux intéressés s’en sont rendu compte l’hiver dernier, quand ils ont décidé d’y passer la nuit entre deux grosses journées de tournage. En tapant l’adresse dans Google pour satisfaire leur curiosité et savoir combien l’endroit valait, ils ont découvert que l’appartement juste au-dessus avait servi au tournage de Fugueuse (le fameux loft de Damien), mais surtout, que quelques homicides s’y étaient produits.

Nul besoin de mentionner qu’ils ont mal dormi.

« La chienne nous a pognés ! s’exclame Émily Bégin. Tous les bruits de ventilation et d’ascenseur nous faisaient peur ! »


► TVA présente la deuxième saison de Si on s’aimait du lundi au jeudi à 19 h.

 

Téléréalité amoureuse en pandémie   

Louise Sigouin

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Louise Sigouin

Tourner une téléréalité amoureuse en pleine pandémie pose plusieurs défis, surtout quand les rapprochements sont interdits. Mais, selon la sexologue Louise Sigouin, les mesures sanitaires n’ont pas nui à l’expérience des participants de Si on s’aimait.

« Oui, la COVID impose une distance. Mais étant donné que j’ai toujours invité les gens à attendre dix rencontres avant d’aller dans l’intimité, ça soutient mon enseignement. 

Ça les oblige à parler, à développer une façon de séduire qui n’est pas axée sur le toucher. »