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La Fraternité des policiers en colère contre le parti de Valérie Plante

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Le syndicat représentant les policiers et policières de Montréal estime que le parti de la mairesse Valérie Plante «joue avec la sécurité des agents et celle du public» en étudiant la possibilité de désarmer certains d’entre eux.

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Lundi, le président de la Fraternité des policiers et policières, Yves Francoeur, a vivement déploré la résolution de Projet Montréal préconisant le désarmement de policiers et de policières.

Cette idée ne tient à son avis pas compte du contexte de Montréal «qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres d'une frontière poreuse, au-delà de laquelle on retrouve le plus grand réservoir d'armes à feu de la planète».

«Des armes qui, lors de la dernière année, ont provoqué une flambée de violence urbaine à Montréal», ajoute-t-il.

Après des discussions tenues à l'abri des regards, les militants du parti de la mairesse Valérie Plante ont adopté diverses propositions qui changeraient le visage du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), dont celle de «revoir la nécessité que tous les agents du corps policier portent une arme à feu».

«Ce n’est pas demain matin qu’on va désarmer les policiers, a cependant tempéré la mairesse Valérie Plante. Le projet-pilote, on le trouve intéressant, mais il faut prendre le temps de le faire correctement.»

La Fraternité mandate ses avocats 

La Fraternité n’entend pas en arrêter là et indique qu’elle mandatera ses avocats afin que ceux-ci étudient le dossier. Celui-ci «soulève de nombreuses questions relatives, entre autres, à la santé et à la sécurité au travail au moment où les armes de poing se répandent dans les rues que nous patrouillons», indique M. Francoeur.

«Plusieurs [policiers et policières] ont d'ailleurs essuyé des tirs d'armes à feu au courant de la dernière année et ont dû répliquer pour assurer la sécurité du public et leur propre survie», ajoute-t-il.

La Fraternité promet que d’autres angles seront aussi étudiés par les avocats afin de réaliser un large portrait de cette «problématique aussi complexe que cruciale».

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