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Les accolades n'ont pas leur place

Au moment où les mesures sanitaires ont dû être resserrées dans plusieurs régions avec la montée du variant britannique, le Dr Gilbert Boucher, président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence, considère qu’il reste très peu de temps avant que la population ne soit immunisée, et qu’il faut tenir bon. 

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«On ne dit pas aux gens de s’isoler complètement, mais il faut se garder une petite gêne. Les accolades, ces gestes-là n’ont pas encore leur place. On est à 75 jours de tous pouvoir avoir le vaccin. Ça fait longtemps qu’on est là-dedans, mais pour 75 jours, si tout le monde pouvait s’en sortir, ce serait vraiment un beau cadeau», a expliqué le Dr Boucher en entrevue à 100% Nouvelles. 

Il prévient que cette troisième vague, qui en est qu’à ses tout débuts est particulièrement dangereuse, et qu’il faut être encore plus prudents avec ce nouveau virus. 

«On est à plateau de 1600 – 1700 car par jour, on va probablement se rendre aux 2000 cas par jour. Si cette vague part comme en Ontario, on va probablement être obligés de tout refermer», prévient-il. 

Il insiste sur le fait que le variant est particulièrement virulent.

«Ce n’est pas la même bibitte qu’on avait l’année dernière, si vous n’avez aucun facteur de risque, vous êtes à risque. Si ça vous frappe, ça va vous frapper fort. Faites juste rester un peu en retrait, c’est correct de parler avec des gens dehors, mais des accolades ces choses-là n’ont pas encore leur place, malheureusement.» 

Il ajoute que ce coronavirus change la vie de ceux qui l’ont contracté; les plus malades font des thromboses et embolies pulmonaires. Le risque d’en faire avec le nouveau variant est centuplé, observe Dr Boucher. 

Des jeunes de 20 -30 – 40 ans, sans facteur de risque, et parfois des athlètes, se retrouvent intubés aux soins intensifs, ce qu’il ne voyait pas lors des deux premières vagues. 

«Ça va changer leur vie. Ce n’est pas un petit virus qui vous met par terre pendant deux semaines, c’est des mois et des mois sinon des années à s’en remettre. Si les cas augmentent, c’est ce qui est dangereux en ce moment», prévient-il. 

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