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L’espionnage de la Russie et de la Chine inquiète le renseignement canadien

La pandémie a accentué les efforts d’espionnage et d’ingérence de la Russie et de la Chine à l’égard du Canada, conclut un rapport annuel du comité parlementaire sur le renseignement déposé lundi.

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Selon David Vigneault, directeur du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), le rapport démontre que «des menaces comme l’ingérence étrangère et l’espionnage s’intensifient et menacent directement la prospérité économique du Canada et ses intérêts nationaux».

Certaines technologies clés de l’économie informationnelle, dont la 5G, l’intelligence artificielle, la technologie quantique et la biopharmaceutique sont régulièrement prises pour cible en raison de leur importante d’un point de vue stratégique.

Sans surprise, les développements liés aux vaccins font partie des types d’informations qui ont été les plus intensément espionnés depuis le début de la pandémie.

«Les organisations de recherche et de développement liées à la COVID-19 (p. ex. sur les vaccins ou les tests rapides) ou qui détiennent des données sensibles liées à l’intervention du Canada par rapport à la COVID-19 courent particulièrement un risque», est-il noté.

Le rapport note «la vulnérabilité accrue des petites entreprises du pays» face aux actions d’un État particulier, dont le nom été caviardé, qui «exploite mondialement la pandémie pour obtenir un avantage économique et technologique».

Au niveau de l’ingérence dans la démocratie canadienne, le SCRS a établi que «les états étrangers ont recours à des contacts directs et indirects pour influencer les institutions et les processus démocratiques et électoraux en manipulant les communautés ethnoculturelles, les personnes en position d’autorité ou d’influence, ainsi que les médias».

«Même si les effets de l’espionnage et de l’ingérence étrangère ne sont pas aussi rapidement manifestes que ceux du terrorisme, ils représentent les menaces à long terme les plus lourdes de conséquences pour la souveraineté et la prospérité du Canada», explique-t-on dans le rapport parlementaire.