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Manifestation contre le couvre-feu: «Qu’est-ce qu’on a fait nous pour mériter ça»

Les manifestants contre l’imposition du couvre-feu à 20h à Montréal ont causé plusieurs dommages aux entreprises. Parmi eux, Érik Luksenberg, propriétaire de deux restaurants a cru perdre sa vitrine et sa terrasse. Plus la soirée avançait, plus il y avait de manifestants qui arrivaient à la place Jacques-Cartier près de ses restaurants.

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«À 6h heure il y a du monde qui arrive tranquillement, à 7h il y a du monde, à 8h la place Jacques-Cartier, on aurait cru un 31 décembre sans pandémie ou il y a plein de monde et à 8h15 ça commencé», mentionne Érik Luksenberg.

Le propriétaire a affirmé à l’émission Denis Lévesque de lundi qu’il n’avait rien contre une manifestation, mais elle devait se dérouler dans le calme sans s’attaquer aux commerçants.

«Est-ce qu’ils sont obligés d’arracher des poubelles et de nous les balancer dans les vitrines, qu’est ce qu’on leur a fait aux jeunes. On va être les premiers à leur donner du travail, on va être les premiers à leur donner du fun, on va être les premiers à s’occuper d’eux, de leur parent et tout le monde. Qu’est-ce qu’on a fait nous pour mériter ça», souligne Érik Luksenberg.

Les restaurateurs sont dans les plus touchés depuis le début de la pandémie qui ont dû fermer à deux reprises.

«Nos restaurants sont fermés, on perd de l’argent tous les mois et tout en ne sachant pas combien de mois ça va durer puisqu’on ne parle de rien. Et puis là il y a des petits cons qui arrivent et cassent tout. Je vais vous le dire si c’était mon fils, ça irait mal», dit-il en colère.

Monsieur Luksenberg demandait à l’émission Denis Lévesque d’avoir une meilleure protection de la part des autorités surtout pour ceux qui comme lui respectent les règlements.

«Le gouvernement nous demande de faire des choses, mais un moment donné que ça soit la Ville ou le gouvernement, ils doivent nous assurer notre sécurité.»

Toujours d’après le propriétaire de « Chez Érik » et du « Homard fou », la pandémie aura achevé plus de restaurateurs qu’on le pense surtout s’ils ont dû payer des réparations en raison des bris.

«Je paye 100 000 dollars en taxe d’affaires, je suis fermé et pour l’instant on ne m’a pas dit si je devais les payer ou pas, mais il va falloir les payer. Est-ce qu’on a le droit à notre sécurité à Montréal ou on est vraiment une ville de banane»