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Plus de la moitié des PME québécoises opposées à la francisation obligatoire

Photo d'archives, JEAN-FRANCOIS DESGAGNÉS

Près de 56 % des PME québécoises sont opposées à rendre obligatoire la francisation des entreprises de moins de 50 employés, selon un récent sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). 

Leur nombre est aussi important dans les régions de la Capitale-Nationale et de Montréal, où environ 60 % de dirigeants de PME sont réfractaires à l’idée, montrent des chiffres publiés lundi par la FCEI.

«Pour les propriétaires de PME, la protection du français est essentielle, mais cela ne doit pas engendrer plus de paperasse. C’est à chaque fois beaucoup de temps et beaucoup d’énergie qui pourraient être consacrés au développement de leurs affaires. Et vous imaginez bien qu’en gestion de crise, le temps, c’est une denrée plus que rare», a ainsi expliqué par voie de communiqué François Vincent, vice-président responsable du Québec à la FCEI.

La grande majorité (65 %) des chefs d’entreprise interrogés ont par ailleurs affirmé que l’anglais est nécessaire dans leurs commerces, notamment lorsqu’il est question d’exportation hors des frontières québécoises.

«Si les PME veulent participer aux objectifs du gouvernement en matière d’exportation dans les autres provinces ou à l’international, la connaissance de l’anglais de certains employés est un sérieux atout», a souligné M. Vincent.

D’autres mesures sont donc préconisées par les dirigeants sondés, telles que l’accès à des cours de francisation pour les employés, la simplification des exigences réglementaires ou encore l’investissement pour améliorer les compétences en français des citoyens.

Rappelons qu’au Québec, toutes les entreprises sous la juridiction de la province doivent respecter la Charte de la langue française et tenir compte du droit des travailleurs d’exercer en français.

Le sondage en ligne de la FCEI a été réalisé du 4 au 31 mars 2021 auprès de 781 répondants.