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Un vaccin pour les plus de 55 ans, les hôpitaux toujours sous tension

Avec les plus de 55 ans autorisés à se faire vacciner, la France franchit lundi une nouvelle étape dans sa campagne de vaccination contre la Covid-19, mais trop tard pour empêcher la troisième vague épidémique de frapper toujours plus durement les hôpitaux.

Tous les plus de 55 ans, sans pathologie particulière ni condition de comorbidité, peuvent en théorie prendre rendez-vous, chez leur médecin ou en pharmacie, pour une piqûre de vaccin AstraZeneca ou de Johnson & Johnson, dont la France doit recevoir une première livraison de 200 000 doses cette semaine.

Les deux autres vaccins (Pfizer/BioNTech, Moderna) qui utilisent la technologie de l'ARN messager, seront ouverts aux plus de 60 ans à partir de vendredi.

Depuis le 19 mars, la France réserve aux plus de 55 ans le vaccin du laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, après des cas très rares, mais graves de troubles de la coagulation observés sur des patients plus jeunes.

Au moment où les Britanniques retrouvent leurs terrasses, après un long hiver confiné, la France doit toujours faire face à une troisième et violente vague épidémique. La semaine dernière, durant les trois jours qui ont suivi le week-end prolongé de Pâques, entre 41 000 et 60 000 patients étaient testés positifs chaque jour.

Depuis lundi, il est possible de se tester soi-même avec des autotests disponibles en théorie en pharmacie, mais un test PCR est nécessaire pour confirmer un éventuel résultat positif.

Le nombre de malades de la Covid-19 accueillis dans les services de réanimation continue lui de progresser, à 5916 lundi, obligeant les hôpitaux à déprogrammer des soins moins urgents. Ce niveau de suroccupation des réanimations n'avait pas été atteint depuis un an, pendant la première vague de l'épidémie, et il dépasse désormais largement celui de la deuxième vague de l'automne (4900).

La barre des 99 000 décès a elle été dépassée lundi, avec 385 décès supplémentaires dans les dernières 24 heures.

«Si les contaminations redescendent en France, il faudra maintenir l'effort au-delà des vacances du printemps», a prévenu l'épidémiologiste Antoine Flahault dans le Journal du dimanche.

Les Français sont censés rester chez eux pendant les deux semaines de vacances scolaires qui ont commencé le week-end dernier soir: pas de voyages entre régions et couvre-feu à 19 h pour tout le monde, dans l'espoir de freiner l'épidémie. Des contrôles sont en place pour vérifier la légitimité des déplacements.

Emmanuel Macron a fixé pour la mi-mai la réouverture des premières terrasses de bars et de restaurants et de lieux culturels, en promettant un protocole sanitaire strict, mais sans fixer de condition sanitaire, comme un chiffre maximal de contaminations.

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