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Une ex-ambulancière devient aidante « virtuelle »

Annie Côté, une ex-ambulancière, a créé il y a un an un groupe Facebook qui compte maintenant un peu plus de 317 000 abonnés. 

Après avoir fait un choc post-traumatique alors qu’elle était ambulancière, elle a dû arrêter de travailler. Lorsque la pandémie a éclaté, elle cherchait un chien d’accompagnement.

Son moral était au plus bas. « La vie m’a donnée une baffe, et j’ai choisi d’en faire une mission », a-t-elle expliqué.

Elle a donc décidé de démarrer un groupe Facebook et d’apprendre les rouages de ce réseau social. Son projet, nommé Résilience, a fait boule de neige et compte maintenant plusieurs centaines de milliers de membres. 

Son groupe, qui se veut un espace positif, permet aux gens d’y publier leurs expériences de résilience en temps de pandémie. Les mots d’encouragement y sont fréquents. Ce groupe est devenu, en quelque sorte, une ambulance virtuelle.

Annie Côté y consacre maintenant plusieurs heures par jour, et ce, bénévolement. Elle prend même les urgences la nuit. Elle est aussi accompagnée d’une équipe de 18 bénévoles qui l’aide dans la gestion au quotidien.  

« Je ne suis pas psychologue, je ne suis pas une intervenante avec un bac et tous les papiers, je suis juste Annie. J’essaie d’accompagner les gens là-dedans et de les orienter, j’ai un bottin de ressources », a-t-elle spécifié. 

Résilience est une bouée de sauvetage pour plusieurs qui se réfèrent au groupe dans des moments de détresse. Annie Côté explique qu’elle a déjà dû envoyer des ambulanciers chez des membres, car elle craignait pour leur sécurité. 

Certains amis résilients d’Annie Côté se sont toutefois mobilisés pour lui rendre service à leur tour. Ceux-ci ont été en mesure de lui trouver un chien, elle qui cherchait depuis plus d’un an. 

« Ils ont trouvé que c’était à mon tour peut-être d’avoir un coup de pouce, » estime Annie Côté, émue.